Les Gamins, d’Anthony Marciano: Mais oui, mais oui, l’école a repris !

30 ans, 50 ans, il n’y a pas d’âge pour péter les plombs. Gilbert et Thomas ont choisi de le faire ensemble. Le premier traîne ses 30 ans de mariage sur un canapé en cuir ramolli par le temps. L’autre s’apprête à épouser la fille du premier. L’heure des gamins a sonné. La peur de l’engagement, la crise de la cinquantaine, Anthony Marciano n’a pas eu peur de tout mettre dans le même panier. Mais quand les fruits sont bien choisis, la recette est succulente. Car Alain Chabat et Max Boublil, qui campent les deux « gamins », partagent le même talent : celui de transformer les blagues les plus graveleuses en boutades irrésistibles. Et en plus de la qualité, ils nous offrent la quantité, de quoi faire pâlir Michael Youn. Lorsque Max Boublil fait la traduction – sa traduction – du discours d’un patron iranien incarné par Kheiron lors d’un sommet officiel, on se poile franchement. Puis, c’est la suite logique : on régresse, on ressort les vannes à la sortie du cinéma et on en rigole encore quelques heures après. Alors, oui, le genre « comédie » colle parfaitement à la peau de ce premier opus d’Anthony Marciano. Dans le fond, le scénario n’a rien d’extraordinaire, mais le rythme est tel qu’il en devient presque impossible de penser à tout le reste. A quoi ça sert d’être un adulte si on peut rester un gamin ?

 

Ariane Riou



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