Les Bodin’s au casino Théâtre Barrière – «De retour au pays»

Après leur succès au cinéma, les Bodin’s sont de retour sur scène dans une nouvelle comédie. Davantage connu avec leur fameux sketch sur «face de bouc» ils seront sur scène à Toulouse le 10 mai prochain pour une représentation. Rencontre avec Vincent Dubois qui interprète le rôle de Maria.

Vincent Dubois, vous serez à Toulouse prochainement pour une représentation du spectacle «Les Bodin’s retour au pays». C’est une comédie. C’est un genre que vous aimez jouer ?

C’est très agréable de faire rire les gens. Au bout d’un certain moment, on a du mal à s’en passer. On entend souvent à la sortie des spectacles, que dans le monde dans lequel on vit, on a de nombreuses occasions de se lamenter. Alors on est content d’avoir pu les divertir et les faire rire le temps du spectacle. Et puis les personnages des Bodin permettent de passer des moments de rire avec la comédie à des moments plus tendres, notamment pendant les échanges entre la mère et le fils.

Les Bodin’s ont-ils toujours été deux ?

J’ai commencé seul avec le personnage de Maria Bodin. Un personnage un peu acariâtre qui a évolué  petit à petit. Puis il y a eu la rencontre en 1994 avec Jean-Christian Fraiscinet avec qui on écrit les spectacles. Nous avons décidé de créer «un vieux garçon» qui vit dans les jupons de sa mère.

D’où vient cette envie de faire rire ?

Au départ j’étais chanteur guitariste, j’ai toujours fait de la scène. Je me suis vite rendu compte que je prenais plaisir à faire rire les gens. L’inspiration vient de ce que l’on a vécu avant. J’ai eu une enfance à la campagne, j’ai passé beaucoup de temps avec ma grand-mère et je pense qu’inconsciemment j’ai voulu la faire renaître sous les traits de «la Maria». J’ai eu de la chance de vivre comme ça, avec des gens qui m’ont appris beaucoup de choses, que l’on pouvait vivre heureux et simplement. Je pense que j’ai eu envie d’en parler, d’en faire profiter les gens. Les Bodin’s sont des personnages qu’on a croisés avec Jean-Christian. Comme moi, il a vécu à la campagne, avec ce que ça apporte. On n’avait pas de DS à l’époque, on passait nos vacances à faire des cabanes, à s’amuser dans une rivière en faisant des radeaux. Quand j’y repense, j’en ai toujours un pincement au cœur car on a eu une super enfance. On a croisé des Bodin’s régulièrement. Il n’y a pas de moquerie dans ce que l’on fait, mais plutôt de la tendresse. Au fur et à mesure les personnages sont devenus très attachants.

Combien de temps vous faut-il pour ressembler physiquement à Maria ?

(Rires) De moins en moins ! Il faut à peu près une heure de maquillage. C’est le temps qu’il me faut pour me recentrer, me concentrer sur le rôle. C’est un petit cérémonial.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce rôle ?

Ce n’est pas la facilité en tout cas car c’est très physique ! Je fais 1m85, Maria fait 50 centimètres de moins. Je suis plié en deux, elle tremble de partout. Ce qui me plaît, c’est sa force de caractère à toutes épreuves. Elle peut tout se permettre et plus ça va, plus elle est rock’n’roll !

Maria, une mère très castratrice

N’êtes-vous pas lassé de jouer ce rôle ?

Non pas du tout car justement il évolue. A chaque nouveau spectacle, on découvre de nouvelles choses sur les personnages. Et comme on crée les spectacles, ce n’est pas lassant de continuer la saga. On se donne le temps aussi de faire autre chose, la possibilité de tourner dans un téléfilm, au cinéma, pour sortir des Bodin’s. Mais c’est vrai que notre priorité, c’est le théâtre.

Maria est une mère très castratrice…

(Rires) Ah ça c’est le moins que l’on puisse dire ! C’est vrai que dès que son fils prend son envol, il fait des bêtises ! Alors «la» Maria, elle a l’œil dessus ! Au fur et à mesure de la construction du personnage, Maria se livre un peu. Car si elle est aussi castratrice que ça, c’est qu’il y a des raisons dans son parcours… Elle a perdu son mari très tôt, elle est devenue la patronne de la maisonnée avec peu de moyens pour élever son fils.

Possessive aussi «la» Maria ?

Oui très possessive ! Ce sont les gens de la «terre», faut pas toucher à leur progéniture et encore moins à leur terrain ! (Rires)

Qu’est-ce qu’on trouve dans les jupons de Maria ?

(Rires) Ouh la ! C’est la jarretière fleurie ! Il y a de quoi se mettre à l’abri. Le fils Bodin a aussi peur du monde qui l’entoure. Les jupons de Maria, c’est comme les œufs d’une poule. Elle prend soin de son fils comme la poule de ses œufs.

«Les Bodin’s grandeur nature»

A force de les fréquenter, avez-vous un côté Bodin ?

Je n’espère pas trop quand même ! Mais, du fait de notre parcours, des gens qui nous ont entourés, c’est sûr. Dans les Bodin il y a effectivement quelque chose de nous, c’est évident.

Vous touchez au théâtre, cinéma, dvd… Les Bodin’s remportent un grand succès. D’après vous, c’est dû à quoi ?

Tout d’abord c’est le temps qu’il nous a fallu pour en arriver là : vingt ans ! Et puis on essaye de faire très attention à être toujours sincère sur scène comme dans la vie de tous les jours.

Quels sont vos futurs projets ?

On est en train d’écrire une nouvelle pièce pour un spectacle qui s’appelle «Les Bodin’s grandeur nature». C’est un spectacle en plein air qui a lieu depuis huit ans en Touraine, dans notre région. On y retrouve les Bodin’s dans la cour de leur ferme. Puis on travaille également sur les formats courts pour la télé et internet, «style kamelot».

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?

Que ça dure !

Propos recueillis par Elsa Nardari



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