«Léa encore junior» ne va pas tarder à devenir grande !

Véritable phénomène qui se tisse sur la toile du net, de plus en plus de «podcasters»* voient le jour. A Toulouse, une petite dernière fait parler d’elle depuis d’avril. «Léa encore Junior» poste ses vidéos depuis qu’elle les «assume». A seulement quatre podcasts à son actif, cette jeune Toulousaine de 25 ans comptabilise pas moins de 4.475 amis sur facebook,  4.357 abonnés à sa chaîne youtube pour 218.796 vues. Rencontre.

 

Léa, quel a été votre parcours ?

J’ai suivi un cursus normal, en fin de scolarité j’ai orienté mon parcours vers des cours de graphisme.

 

Comment en êtes-vous venue à faire des vidéos ?

Depuis tout petits à Noël avec mes deux frères Tristan et Morgan, et lors des repas de familles, nous  faisions des spectacles, créions des «shows» de danses… Nous étions toujours en représentation, toujours en mouvement, limite hyperactifs ! Je pense d’ailleurs que nous avons usé notre famille ! (Rires). Puis à l’adolescence, à 14 ans, j’ai eu ma première «caméra», quelque chose entre une caméra et une webcam en fait, mais l’image n’était pas terrible. J’ai alors commencé à filmer, tout et n’importe quoi. Pour vous citer un exemple : avec mes amies, nous tournions des vidéos de nos anniversaires respectifs, des petites annonces à la «Elie Semoun». C’est à ce moment-là que ma première vidéo a pris forme…

 

Quel en est le thème ?

C’est une parodie de la «Star Academy»… Je ne l’ai pas encore publiée, mais quand je la regarde, elle me fait bien rire. Je pense que je vais la laisser tel que, peut-être qu’un jour je la posterai sur internet… en me disant «Voilà, je viens de loin». (Rires)

 

«J’essaye de tout scénariser»

 

Pourquoi vous êtes-vous lancée dans le «podcast» ?

Je suis rentrée d’Espagne en janvier dernier où j’ai vécu deux ans. Je ne suivais pas l’actualité en France, je ne connaissais ni Norbert, ni Cyprien – qui sont des podcasters connus. C’est seulement à mon retour que j’ai vu l’ampleur du phénomène. Je ne connaissais que vaguement leurs noms mais je me suis intéressée plus particulièrement à leurs parcours. Découvrir leurs vidéos me faisait bien rire, je trouvais ça «cool» ! Alors je me suis dit : «Pourquoi pas moi ?»

 

Comment préparez-vous vos podcasts ?

Les gens pensent que c’est de l’improvisation… Mais non ! J’essaye de tout scénariser. C’est-à-dire, quand j’arrive devant la caméra, je ne veux pas avoir de temps à perdre. Les petites phrases que je dis, je les écris, mais le fil conducteur reste le même, même si la manière de dire les choses est différente. Au pire, tu pars dans des délires, au pire, tu coupes et tu te dis : «Non ça je ne le mettrai jamais de ma vie !». En général, je mets plus de temps à préparer la vidéo qu’à la tourner.

 

Vous préparez vos vidéos, du scénario jusqu’au montage ?

Oui et ça se voit ! (Rires) J’ai appris à monter toute seule. Le but est d’être autonome à fond, tourner où je veux quand je veux… C’est pour cette raison que je prends davantage de temps. Mais je ne suis pas encore complètement rodée, j’ai toujours envie d’essayer de faire de nouvelles choses. Je cherche beaucoup sur internet.

 

 

Un trio «vidéo club»

 

Comment vous vient l’inspiration pour les thèmes que vous traitez dans vos «podcasts» ?

Je m’inspire en général du quotidien, de ce que je vis, de certaines situations… Ça peut varier. J’aime bien parler de la «lose» au quotidien, pour montrer que ça arrive à d’autres personnes… Les relations hommes/femmes. C’est souvent du vécu, ce que je n’ose pas avouer.

 

Sur certaines vidéos, vous n’êtes pas toujours toute seule…

C’est vrai, je suis avec mes deux frères. Je ne pouvais pas rêver mieux que de tourner en famille. C’est un peu la grosse colo, on se «bidonne» à le faire. Le but premier est de s’éclater.

 

Justement, quel(s) humoriste(s) vous inspirent-ils ?

Mon père étant fan des Nuls et des Inconnus, toute petite, j’ai baigné dans cet humour-là. Puis à l’adolescente, c’était plutôt «les robins des bois», Marina Foïs

 

Pourquoi avoir choisi le pseudonyme «Léa encore junior» ?

Mon nom de famille n’est pas mnémotechnique, les gens ne le retiennent jamais. Et puis je voulais jouer sur «l’ado attardée» encore junior. J’ai vingt-cinq ans mais je n’ai pas l’impression de les avoir. C’était une manière aussi de me présenter sans prétention en disant que je suis débutante dans le milieu de la webvidéo, car je n’avais jamais exposé mon travail auparavant… C’est venu un peu tout seul.

 

Avez-vous des projets ?

Avec mes deux frères nous avons monté un trio qui s’appelle  «vidéo club», toujours sur les podcasts. Notre première vidéo se passe dans un avion. Celle-ci ne devrait pas tarder à arriver, elle est en cours de montage !

 

Propos recueillis par Elsa Nardari

 

*Technique qui permet de diffuser via Internet des chroniques audio ou vidéo sous forme de fichiers numériques.



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