Le Grand Willy et son stagiaire: Le sésame de la magie

Prenez, d’une part Christel Vidal, animateur «déjanté» de la chaîne TLT, et de l’autre, William Eston alias «Le grand Willy», magicien depuis une vingtaine d’années. Mélangez leurs deux mondes, saupoudrez le tout «d’une formule magique» et laissez-vous embarquer le temps d’une soirée par «Le grand Willy et son stagiaire», un spectacle «magico-burlesque», en représentation tous les vendredis et samedis jusqu’au 1er décembre au Café-théâtre les Minimes.

 

Après avoir animé ensemble pendant cinq ans sur TLT l’émission «Pris au piège», ce binôme atypique se lance dans un projet fou théâtral : mélanger sur les planches ses «univers» propres, la magie pour l’un, l’humour pour l’autre. Une collaboration originale et surtout gagnant-gagnant, déjà éprouvée dans une première version de ce spectacle auquel les Toulousains ont pu assister ce début d’année. «Nous avons entièrement co-écrit ce spectacle, jusqu’à la mise en scène» expliquent les deux artistes. Aujourd’hui, «Le grand Willy et son stagiaire» font leur retour mais cette fois au Café-Théâtre des Minimes.

 

 «Un stagiaire, c’est prêt à tout, mais ça sert à rien !»

 

En cette période où l’économie est loin d’être au beau fixe, le mot «crise» est sur toutes les lèvres. Comme sur celles du grand Willy qui malgré son immense talent n’a pu, ni su la faire disparaître, ni pour les autres, et encore moins pour lui-même. Ainsi ce magicien de renommée internationale qui a fait le tour du monde, se retrouve dans l’impasse pour rémunérer son personnel. Faute de moyens, il licencie Monica, son assistante de toujours et se voit «contraint» de prendre un stagiaire. Une décision lourde de conséquences surtout quand un tel personnage est incarné par Christel Vidal, l’apprenti «régie» qui va jusqu’à donner de sa personne… «Ca part en live dès le début. Parce que c’est bien connu, un stagiaire, c’est prêt à tout, mais ça sert à rien…» D’un coup de baguette magique, William Eston et son acolyte – «et non «alcoolique» !» – transforment alors leurs déboires en véritable crise de rire. En l’espace d’une heure quinze, et grâce à une interactivité effrénée avec son public, le duo parvient à lui faire perdre la notion du temps. Et du coup, à lui faire oublier son quotidien pas toujours très rose ; preuve que ce spectacle vaut vraiment le détour. Une question demeure néanmoins : L’élève dépassera-t-il le maître ?

 

Elsa Nardari

 



UN COMMENTAIRE SUR Le Grand Willy et son stagiaire: Le sésame de la magie

  1. berguin dit :

    Et le 3 novembre au festival “Saint-Sulpice de rire” !

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