Le « Futur » de Booba

Dix ans après la sortie de son premier album, Booba (ou B2o) revient avec un 6e opus intitulé « Futur ». Résidant à Miami, le rappeur s’apprête à retraverser l’Atlantique afin de venir à la rencontre de ses fans pour une série de concerts. Il sera en terres toulousaines le jeudi 18 avril au Zénith. Rencontre en plein décalage horaire…

 

 

Depuis la sortie de votre premier album « Temps mort » en 2002, dix années se sont écoulées. Quel regard portez-vous sur ce passé ?

S’il fallait le décrire en un seul mot je dirais : combat !

 

C’est-à-dire ?

Arriver à ses fins est un combat de tous les jours, non seulement pour devenir indépendant mais également pour se faire connaître, arriver à développer ma musique, ma propre structure et réussir à faire de la promotion malgré les mises en garde et certains bâtons qu’on n’hésite pas à vous mettre dans les roues. Au début, je me battais pour me faire entendre.

D’où vous vient ce goût pour le rap ?

Je ne sais pas ! C’est inné ! Je ne peux pas l’expliquer.

Le premier single que vous avez commercialisé pour cet album « Futur » est « Wesh morray », pour quelle raison ?

Tout simplement parce que c’est un morceau que j’affectionne tout particulièrement.

Dans cet opus, il y a une chanson intitulée « 2PAC »…

Oui, c’est une chanson dans laquelle je parle entre autres d’un ami décédé… (Tupac Shakur, ndlr) C’était un artiste, un rappeur américain que j’admirais et qui, malheureusement nous a quittés trop tôt… Ce titre colle très bien avec ce que je raconte dans cette chanson.

« 2PAC », c’est une référence pour vous ?

Oui complètement. Pour moi, c’est l’un des piliers du Rap US.

Il y a des titres que vous avez moins rappé et davantage chanté, notamment sur la chanson « Tombé pour Elle »…

Il n’y a pas forcément de raison. J’étais inspiré à cet instant présent. Je fais ce qui me vient en tête et fonctionne très souvent à l’instinct. Je pars du principe que ce que je chante correspond à ma pensée du moment alors je vais l’enregistrer de cette manière. C’est au feeling…

Sur la chanson « 1.8.7 », vous êtes en featuring avec Rick Cross. Comment avez-vous été amenés à travailler ensemble sur ce titre ?

Cette collaboration est née de contacts que nous avons en commun. C’est un rappeur que j’apprécie beaucoup. Il s’est renseigné à mon sujet, sur ce que je faisais, qui j’étais. Puis, nous lui avons envoyé une maquette qui lui a bien plu, alors dans la foulée nous sommes rentrés en studio… Et en écoutant le titre, je ne peux être que satisfait du résultat !

 

Vous serez à Toulouse le 18 avril. A quoi le public peut-il s’attendre sur scène ?

A beaucoup de son et de morceaux qui retracent toute ma carrière. Lors de mon passage à Toulouse je ne serai pas seul sur scène… Je réserve quelques surprises, alors j’espère que les Toulousains seront au rendez-vous ! Qu’ils seront motivés, qu’ils chanteront, danseront et que nous passerons  un agréable moment d’échange tous ensemble !

Propos recueillis par Elsa Nardari



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