Le cœur des hommes 3, de Marc Esposito: Jamais deux sans trois

Le premier était drôle et touchant. Le deuxième était touchant et drôle. Le troisième ? Tout pareil. Oui, Marc Esposito a encore réussi son coup. Cette fois-ci, avec un petit nouveau. Exit, Gérard Darmont alias Jeff, place à Eric Elmosnino, qui interprète Jean. Même pour les initiés, le début est un peu laborieux. On a du mal à comprendre où est Jeff et qui est Jean. Eric Elmosnino passe un peu pour un imposteur, et la voix rauque de Darmont manque à nos oreilles. Mais très vite, on met un pied dans l’eau, puis on plonge complètement dans l’histoire, en même temps que Jean, collègue de bureau d’Antoine (Bernard Campan), qui s’intègre au groupe. Et leur nouvelle amitié devient même attendrissante. Certaines scènes, certaines conversations de groupe manquent un peu de sincérité par moment, notamment celles – grand classique de la trilogie – où ils se retrouvent en rang d’oignon face caméra. Mais l’ensemble est plutôt bien réussi, surtout les petites touches d’humour. C’est d’ailleurs Jean-Pierre Darroussin le meilleur à ce jeu-là. La scène où il effraie son beau-fils en terminant son monologue par un « Sinon je suis un beau-père sympa » est irrésistible. Niveau péripéties, on est servi : mariage, cancer, tromperie, coucheries… Mais, chut ! On ne vous dit pas qui fait quoi ou qui a quoi. C’est là, toute la magie du « Cœur des hommes ».

 Ariane Riou



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