Landes, de François-Xavier Vives Plus qu’une forêt

Années 20, sous les pins de la forêt des Landes. Liéna perd son mari et se voit contrainte de reprendre son immense chantier industriel, alors qu’une fronde sociale grandit parmi les ouvriers. Plongé dans l’immensité des pins de la forêt landaise, le spectateur se fait tout petit. Et dans un décor si grandiose, il fallait des acteurs à la hauteur, capables de sortir l’émotion qu’implique le rôle. Une tâche compliquée pour la Belge Marie Gillain qui s’en sort comme une reine. D’une douceur autoritaire, d’un sourire protégé, elle s’inscrit entièrement dans son rôle, ne faisant plus qu’un avec son personnage. Criante de vérité cette jolie brunette, surtout lorsqu’elle donne la réplique à Jalil Lespert, qui incarne avec puissance le régisseur du chantier forestier. Le duo est en osmose, comme un pin est complice de sa forêt. Car, même si le récit est plaisant à suivre, le décor est la vraie force du film. Les couleurs – froides et chaudes, vives et ternes -, les sons, de mer et de vent, tout est là. Et ce que est dingue, c’est qu’on sent presque le vent glisser entre nos cheveux,  l’écume nous tapoter le bout des orteils et les odeurs de résine parvenir jusqu’à nos narines. Une seule histoire, une seule forêt, et voilà tous les sens en éveil.

 

Ariane Riou



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