«La Java Africa, recettes d’Afrique noire»… Va faire danser vos papilles !

Quatre ans après la création à Toulouse de l’enseigne de restauration rapide Yassà Fast-Food, Souaibou Koita publie «La Java Africa, recettes d’Afrique noire» aux éditions Sud-Ouest. Un voyage gourmand, authentique et haut en couleur qui entraîne le lecteur à la découverte des trente mets les plus célèbres du continent.

 

Décidément, la cuisine lui réussit. Originaire du Mali, Souaibou Koita est un jeune chef d’entreprise de 29 ans, qui a fondé il y a quatre ans à Toulouse puis à Nice, la première chaîne française de restauration rapide africaine. A l’époque déjà, son envie de croquer le monde est grande. Aujourd’hui, alors que Yassà Fast-Food connaît le succès, Souaibou Koita se lance dans l’écriture avec la publication de ce livre de recettes : «Plusieurs clients de nos restaurants voulaient savoir comment préparer nos plats, pour pouvoir les reproduire chez eux en famille ou entre amis. Nous avons essayé de répondre à ce besoin.» explique son auteur pour qui cette cuisine a désormais passé un cap : «Avec l’avènement de la mondialisation et grâce notamment à Internet et aux compagnies low-cost, nous vivons dans un grand village et la cuisine d’Afrique, à l’image de celle des autres continents, a fait son entrée dans la modernité» écrit-il en substance dans la préface.

 

«Il faut goûter pour comprendre»

 

Au menu de ces quatre-vingt pages joliment illustrées par le photographe Yannick Collier : un voyage gourmand, authentique et haut en couleur autour des trente mets (entrées, plats, et desserts) les plus célèbres d’Afrique noire, (essentiellement du Mali, du Cameroun et du Sénégal), comme le «Pastels de poisson», les beignets de manioc, le poulet yassa, et autres maffé, tiéboudien, ou bissap… Des recettes exclusives alimentées de conseils pratiques telles que le Yassaccino, (un milkshake à base de sirop de bissap ou de gingembre), ou le Yassà-split (servi avec des bananes plantain), et quasiment originales : «Ma mère me les a soufflées» confie Souaibou Koita, «mais avec les chefs de Yassà Fast-Food, nous les avons constamment améliorées au fur et à mesure de notre expérience avec les clients. C’est vraiment adapté au goût du marché français.» En revanche, quand il s’est agi de les sélectionner, le choix a été cornélien, chaque pays d’Afrique ayant ses spécificités. Mais le pragmatisme l’a emporté : «Nous sommes partis sur la base de ce que nous servons dans nos restaurants : des plats accessibles, avec des ingrédients faciles à trouver. Nous avons voulu casser les codes des livres de cuisine traditionnels et simplifier tout ça.» ajoute le créateur de Yassà Fast-Food.

D’ici peu, Souaibou Koita espère réitérer avec un deuxième ouvrage dont il veut encore garder le secret. Autre projet : l’idée de proposer à la grande distribution toulousaine cinq produits phares de sa chaîne de restaurants, «des plats cuisinés conditionnés soit en bocaux, soit en barquettes à réchauffer aux micro-ondes.» Car même si elle est pour lui synonyme de partage, la cuisine reste «un business» et sert aussi à véhiculer «un message politico-culturel, à représenter l’Afrique dans les échanges commerciaux» affirme Souaibou Koita. Reste à citer sa recette préférée : le maffé, plat de résistance par excellence, parce que «La pâte d’arachide c’est bon, c’est nutritif et ça tient longtemps au ventre ! (Rires) Il faut goûter pour comprendre !» Alors… A vos fourneaux !

 

Claire Manaud

 

yassafastfood.com



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