La fleur de l’âge, de Nick Quinn: Trio sans piquant

Gaspard Dassonville, présentateur de télévision reconnu, acharné de boulot, coureur de jupons… et 63 ans. Autrement dit, la fleur de l’âge. Mais lorsque son père est obligé d’emménager chez lui, le temps le rattrape jusqu’à l’arrivée de Zana, une auxiliaire de vie délurée. Nick Quinn conte ici une histoire de vie, une histoire de rencontre, celle d’un trio hétéroclite. Rien de pittoresque finalement. Certes, le jeu du tiercé Pierre Arditi/Jean-Pierre Marielle/Julie Ferrier est criant de vérité et la qualité de certains plans est satisfaisante. Mais l’intrigue l’est beaucoup moins. De bout en bout, on ne comprend pas où le réalisateur veut en venir. On s’approprie le leitmotiv : ce n’est pas si horrible de vieillir. Puis, lorsqu’on a assimilé la chose, on sombre vite dans l’ennui. Pourtant pas si long – dans cette période où faire un film à rallonge devient la normalité -, le film paraît sans fin. Une note rattrape presque cette route sans issue. Tantôt joueurs – faire des bulles avec un balai –, tantôt apaisants – prendre un bain de vapeur d’eau avec son fer à repasser –, les délires de Zana offrent la touche pimentée à ce plat cinématographique qui manque bien de piquant.

 

Ariane Riou



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