Le fil’m d’Ariane: Superstar

Martin Kazinski est un homme normal – un homme finalement dans l’air du temps. Métro, boulot, dodo. Ses journées se suivent et se ressemblent toutes. Toutes sauf une (mon petit doigt me dit que vous ne vous attendiez pas à ce retournement de situation rocambolesque). Assis dans le métro, Martin suscite toutes les attentions. Les gens le dévisagent, le photographient, et scandent son nom. Sans savoir pourquoi, l’homme banal est devenu une star, une superstar, en mal de célébrité. Monsieur tout le monde souffre, et sa peine est contagieuse. Après quelques minutes de réflexion sur la bêtise humaine et le tumulte des médias, le film se meurt dans un ennui inébranlable. Les acteurs, à l’image de l’homme banal incarné par Kad Merad, sont creux et se perdent à leur propre jeu. Les cheveux rouges et les tenues bariolées de Cécile de France ne suffiront pas à nous sauver de la morosité du film. Si la critique ironique d’une société aveuglée par la conquête de célébrité est habile, elle ne fait sourire qu’un temps. Un temps très court. Puisqu’à la sortie du cinéma, ce n’est pas la méditation qui domine, mais l’incompréhension, voire une certaine fierté personnelle. J’ai réussi à regarder ce film jusqu’à la fin. Superstar ? Non. Supernaze.
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Ariane Riou



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