Julien Doré «La Nouvelle Star» a été pour moi une révélation»

Un an après la sortie de son deuxième album «Bichon», Julien Doré remonte sur scène. Un «théâtre musical» que le «Dandy Chic» a scénarisé de A à Z et dans lequel il raconte son univers, son histoire. Le chanteur sera au Casino Théâtre Barrière le mercredi 28 novembre. Rencontre.

 

Julien Doré, avant de parler de votre prestation scénique, revenons sur votre album. Pourquoi l’avoir nommé «bichon»?

Je voulais un mot qui me fasse sourire, je le trouvais sympa. Je ne voulais pas qu’il soit là juste pour expliquer absolument à tout le monde pour quelles raisons mes chansons sont écrites de telle ou telle façon.

 

Qu’est-ce qui a changé entre votre premier et deuxième album ?

La manière d’écrire mes textes et de composer les musiques est différente. Cet album-là est particulier pour moi pour différentes raisons. J’ai écrit et composé la plupart des chansons, elles ont un sens, elles parlent de moi. Il suffit d’écouter le disque pour le comprendre.

 

C’était une nécessité de parler de vous ?

J’avais cette envie d’avoir l’interprétation de ces chansons sur scène. Ces chansons que j’interprète et dont j’ai écrit les paroles, forcément le public qui vient me voir sur scène ressentira qu’en parlant de moi, je me livre beaucoup plus que si je n’avais pas écrit les chansons.

 

Dans ce nouvel album, vous dites que vous vouliez être «frontal, paradoxal et sexy». Qu’entendez-vous par là?

Frontal par rapport à ce que je raconte au travers des chansons, les textes sont un peu plus directs. Sexy, dans le sens où j’avais envie sur ce disque-là d’utiliser une couleur de voix, de guitare, un mélange de son qui soit d’une «couleur» sensuelle.

 

Avez-vous des retours de vos fans ?

Oui, surtout par rapport au spectacle. Cela fait un an qu’on sillonne les routes avec ce show depuis la sortie du deuxième album. C’est un concert assez théâtral. Beaucoup de choses se passent sur scène. Le public est assez surpris généralement. Ce ne sont pas uniquement des chansons qui s’enchaînent d’une manière classique comme le font tous les chanteurs. J’essaye de proposer un spectacle avec une bonne mise en scène… Il y a forcément une grande différence avec ma première tournée à ce niveau-là.

 

«Une bonne mise en scène», c’est-à-dire ?

Je cours beaucoup, je sors de scène… En fonction des salles, je peux même réapparaître sur un balcon. Il y a un jeu sur le corps qui est important. Je ne suis pas simplement derrière mon micro. C’est très physique. C’est fait avec humour, je rigole avec le public de ce qui se passe sur scène. Tout est fait pour embarquer le spectateur dans une pièce de «théâtre musical».

 

Vous désiriez un show «décalé» ?

Oui, en tout cas essayer de mettre sur scène mon univers. Tout est travaillé afin de raconter mon histoire. Que ce soit les décors, les lumières, le son… Quand on pénètre dans la salle et que le spectacle commence, quelque chose permet déjà au public de se mettre dans l’ambiance.

 

On retrouve des collaborations inattendues avec Yvette Horner «Homosexuel» ou même Biyouna «Bergman», comment avez-vous été amené à rencontrer ces artistes ?

Biyouna est actrice. Je l’ai rencontrée lors d’un tournage de film pour lequel je faisais la musique. Je lui ai proposé de faire des enregistrements sur des chansons que j’étais en train d’écrire pour mon album. J’avais envie d’entendre sa voix qui est si particulière. Puis c’est quelqu’un de formidable, que j’aime beaucoup.

 

Françoise Hardy…

L’histoire est longue ! Ca a commencé par une collaboration sur mon album puis plus récemment sur son disque à elle sur lequel j’ai écrit et composé une chanson.

 

Dans la jeune génération d’artistes, y en a-t-il avec qui vous aimeriez collaborer ?

Non pas vraiment… J’aime collaborer avec des personnalités telles que Françoise Hardy, Christophe, Julien Clerc… Ce sont des gens avec lesquels je me sens proche. Il n’y a pas de décalage de génération. Pour l’instant je préfère travailler avec des gens plus âgés que moi.

 

 

Je n’ai pas tendance à jouer avec le «faux», que ce soit sur un plateau de télévision et encore moins sur scène. 

 

Vous vous définissez comme étant quelqu’un de «vrai»…

Je n’ai pas tendance à jouer avec le «faux», que ce soit sur un plateau de télévision et encore moins sur scène. Mon art, ma musique, ma vie, tout se mêle. Forcément sur scène, je suis dans un «espèce» de personnage, mais qui est physiquement et moralement ce que je suis moi-même.

 

Quelle relation entretenez-vous avec vos fans ?

Je pense entretenir une relation basée sur l’honnêteté. Ce que j’offre physiquement, musicalement, artistiquement sur scène, on peut constater que je ne m’économise pas et que je ne trompe personne…

 

Vous êtes sur scène comme vous êtes dans la vie ?

Oui. Peut-être un peu plus fort. Dans la vie, je suis beaucoup plus timide que ce que je suis sur scène.

«La Nouvelle Star» a été pour moi une révélation. C’est à ce moment-là que j’ai compris que sur scène, j’arrivais à m’exprimer plus facilement qu’au quotidien. Cela m’a aidé à m’ouvrir aux autres.

 

Quels sont vos projets ?

Je travaille depuis peu sur mon prochain album. Il sera dans la même lignée que le second. Et j’ai tourné un long métrage cet été, «Pop Redemption», réalisé par Martin Le Gall, qui va sortir courant 2013.

 

Propos recueillis par Elsa Nardari



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