Jappeloup, de Christian Duguay: Canet, le grand saut

La vie de Pierre Durand a été épique. C’est le mot. Son parcours de jockey jusqu’aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988 avec son mythique cheval Jappeloup, ses peurs, ses envies. C’est le sujet raconté par le film. Un biopic, un de plus, dans un méli-mélo du genre qui n’a plus rien de nouveau. Mais lorsqu’il est réussi, le jeu en vaut la chandelle. Le choix du sujet n’a rien d’étonnant non plus. A l‘écriture et à l’interprétation du rôle du cavalier, Guillaume Canet, ancien passionné d’équitation qui a dû mettre fin à son rêve suite à une blessure en cheval, rend l’histoire criante de vérité. D’une scène à une autre, d’un saut à un autre, la réalité dépasse la fiction. Et l’expression est faible, puisque le réalisateur des Petits mouchoirs exécute lui-même toutes les cascades sur son élégante monture. Le cheval, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Donnant la réplique à Marine Hands, incroyable de douceur, et Daniel Auteuil, admirable, Guillaume Canet, qui a choisi de confier la réalisation de son petit bijou à Christian Duguay (L’art de la guerre), offre ici un film familial, rythmé et divertissant. Petit conseil cependant : ne regardez pas la bande annonce avant d’aller voir le long-métrage. Elle en dit trop. Mieux vaut trotter pour partir au galop !

 

Ariane Riou



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