Inna Modja au Casino Théâtre Barrière ; Love Révolution

Inna Modja
Inna Modja

Inna Modja, jeune auteur compositeur, a deux albums à son actif. Connue grâce à son titre «French Cancan, Mr Sainte nitouche», qui a été le tube de l’été 2011, l’artiste sera en concert sur Toulouse le jeudi 5 avril, au Casino Théâtre Barrière. Rencontre

Inna Modja, «Love revolution» est le nom de votre deuxième album. Pourquoi avoir choisi de l’appeler ainsi ?
Je trouve que l’amour et la révolution sont deux choses qui fonctionnent bien ensemble. L’amour est très présent dans la vie de chacun. C’est un peu idéaliste, mais c’est un nom qui me plaît.

Comment voyez-vous votre changement musical entre votre premier album et celui-ci ?
Il n’y a pas beaucoup de changement, je continue à écrire, à composer l’album. Seuls les thèmes que j’aborde sont différents. J’avais juste envie d’être dans un univers un peu moins acoustique pour cet album-là. Je voulais qu’il soit différent du premier, non pas par l’univers… mais par le son. Il y a des influences un peu plus «soul», avec des cordes, des cuivres, pas mal de blues, des balades et des rythmes un peu plus tempo, pop. Les histoires sont tirées de ma vie, de mes coups de cœurs, de mes coups de «crasse»… Je voulais juste explorer d’autres côtés de ma personnalité. Il est moins intimiste que le premier.

Pourquoi mélanger français et anglais dans quelques-unes de vos chansons ?
J’ai des parents francophones. J’ai grandi en parlant les deux langues, français et anglais. Quand j’ai voulu écrire en français pour la première fois, c’était avec «french cancan». L’histoire s’y prêtait bien. Puis j’ai mélangé les deux langues spontanément et ça m’a plu. Alors j’ai continué à le faire. Je fais vraiment de la musique avec beaucoup de liberté, comme ça me vient, sans me poser des questions. Je travaille au feeling en fonction de mon humeur etc… C’est le but quand on fait de la musique.

Carrière internationale ?

Le fait de chanter en anglais vous offre-t-il une perspective de carrière à l’international ?
Je considère l’anglais comme ma langue maternelle étant donné que c’est la première langue que j’ai parlée. En grandissant, j’ai continué à parler le français et l’anglais. Quand je fais de la musique je ne pense pas à ce que cela va donner après.
Quelles sont vos influences musicales ?
Mes influences musicales sont plutôt pop, R’n’B, soul et blues. De nombreux d’artistes ont bercé mon enfance, m’ont marquée mais je ne me suis pas inspirée d’eux pour faire cet album-là (pour les coups de cœur musicaux du moment d’Inna Modja, voir la Playlist en encadré, ndlr).

Avec le recul comment analysez-vous le succès de «french cancan» ?
Ca a complément changé ma vie. Je pense que les gens s’approprient les chansons parfois. On a beau être auteur compositeur, on ne peut pas prévoir que l’un de nos titres puisse devenir un tube…

Inna Modja
Inna Modja

«French Cancan», c’est du vécu ?
Non pas complément. C’est le mélange de rencontres avec plusieurs amis. C’est une sorte de clin d’œil. En fait, je me suis inspirée de l’image que j’avais de la gente masculine française, du «french lover» que nous étrangers avons, pour écrire cette chanson.

Autre exemple : «La fille du Lido». Cette chanson traduit-elle un vieux rêve ?
Ce n’est pas un rêve de petite fille. J’ai fait de la danse pendant longtemps et j’aime beaucoup le Lido, car pour moi c’est un emblème de Paris. Quand on est un étranger à Paris, on a envie d’y aller. Donc, je voulais raconter l’histoire d’une danseuse et je trouvais que ce cabaret était le bon endroit. On est loin de se douter de toutes les concessions des danseurs et à quel point danser demande beaucoup de rigueur. Je voulais mettre en avant ce travail intense. Peut-être qu’un jour j’irai danser dans ce lieu mythique… J’aimerais beaucoup.

«Sans mes fans je meurs»

Dans le clip vidéo de votre troisième single, «I’m smiling», certains de vos fans apparaissent comme figurants…
Oui effectivement, j’ai demandé à mes fans de m’envoyer leur vidéo d’eux, pour qu’ils s’amusent sur cette chanson. C’est une façon pour moi de les remercier. Depuis le début ils sont présents. On parle aujourd’hui de «French cancan» comme du tube de l’été, alors que ce n’était pas parti pour ça. C’est eux qui en ont fait ce tube. Aujourd’hui il y a tellement d’artistes qu’il est difficile de faire un choix et d’avoir un coup de cœur pour un chanteur, le soutenir. Je suis un jeune auteur compositeur, je ne suis pas Madonna ou Rihanna… Si on n’a pas de soutien de notre public, on n’existe plus. Moi sans mes fans, je meurs.

Comment se passe votre tournée ?
Ça se passe très bien. On va un petit peu partout en France. Les salles sont combles tous les soirs. Je suis vraiment à la rencontre du public et ça, c’est tout ce dont on rêve quand on sort de studio : partager sa musique avec ses fans. Sur scène nous sommes six : un batteur, un guitariste, un bassiste, un pianiste, une choriste… Et moi !

Quels sont vos futurs projets ?
Pour l’instant, je suis bien occupée par cette tournée qui est programmée jusqu’à l’automne, en France et en Europe. Après, on verra, si j’ai envie de faire un petit break ou de commencer à écrire mon prochain album… Mais pour l’instant je ne prévois rien. Je vis l’instant présent.

Propos recueillis

par Elsa Nardari

Playlist du moment :

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