[Culture] Gospel pour 100 voix : le chant des possibles

OH HAPPY DAY. Vendredi 24 février, la tournée internationale de la troupe Gospel pour 100 voix s’arrête au Zénith de Toulouse. Sur scène, ces artistes venus d’un peu partout dans le monde comptent bien faire passer un message de respect et de partage. Attention vague d’onde positive en perspective.

Gospel pour 100 voix
®DR

«Le Gospel, c’est l’art de transmettre une émotion », raconte Jean- Baptiste Guyon, le producteur et créateur du show. Le 24 février, 120 personnes veulent faire vibrer le public du Zénith.  Cette énorme troupe a été formée en 1998 pour fêter le 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France et chanter à Bercy. Un concert qui a été le premier pas d’une longue route commune.

Depuis, Gospel pour 100 voix est effectivement devenue une machine bien huilée : les chanteurs en toge enflamment de grandes salles internationales et donnent de la voix sur des plateaux de télévision. Un succès également couronné par la vente de 150 000 albums. Pour Jean-Baptiste Guyon, cette réussite s’explique par une bonne raison: les ondes positives. «Tout le monde a besoin de ça », lâche-t-il. Ainsi, le message du Gospel serait « nécessaire pour la société d’aujourd’hui car sinon les gens se tireraient une balle ». Pour lui, cette musique est un remède à la sinistrose car elle transmet « une grande dose d’énergie et d’espoir ».

Pour cela, la troupe chante une vingtaine de titres, tous ensemble, mais aussi en duo ou acapella. La majorité des musiques vient des États-Unis et certaines chansons sont brésiliennes ou sud-africaines. Différentes langues vont donc résonner entre les murs du Zénith, comme le Swahili (Afrique de l’Est).  «Ce spectacle est un voyage dans le temps et l’espace», décrit Jean-Baptiste Guyon, un brin fier.

Mais attention au cliché : si le mot “Gospel” vient de “Godspell” qui veut dire évangile en vieil anglais et si cela évoque tout de suite le film Sister Act et Whoopi Goldberg apprenant à chanter à des bonnes sœurs, Jean- Baptiste Guyon assure qu’il ne s’agit pas pour autant d’un spectacle adressé uniquement aux croyants. «Nous ne sommes pas là pour évangéliser, mais pour transmettre un message de partage », insiste-t-il. Et pour continuer de casser les idées reçues, il ajoute que cette musique est bien plus moderne qu’on ne peut le penser. « Elton John, Louis Amstrong, 2 Pac et même Beyoncé s’en sont inspirés. »

Sur scène, même topo : « De la diversité ». Algérie, Chili, Congo : les choristes viennent du monde entier. Malgré la fatigue liée à la tournée et la promiscuité des voyages de groupe, la centaine de membres de Gospel pour 100 voix est pour le créateur du show « la preuve que des gens qui ont 25 origines différentes et des confessions diverses peuvent vivre ensemble et se respecter ». Leur secret ? « On existe encore car tous les gens qui composent le show vont dans le même sens, celui de l’esprit de partage transmis par le Gospel. »


 

Le plus de la rédaction :

En plus de la centaine de choristes, des têtes connues viendront chanter au Zénith de Toulouse.  Pour n’en citer que deux : Yoann Fréget, le vainqueur de The Voice 2013 entonnera, en tant que soliste, le célèbre classique “Amazing Grace”. Dominique Magloire, également ancienne participante du télé-crochet et lauréate du grand prix d’opérette de Marseille en 2010, sera aussi présente.


 

+ Infos pratiques

Unique représentation le vendredi 24 février à 20h30 au Zénith de Toulouse. De 26 à 59 euros.



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