Gold, de Thomas Arslan: Une histoire en or

Eté 1898, montagnes canadiennes. A peine descendue du train, Emily Meyer rejoint un équipage d’immigrés allemands pour une épopée équestre dans un unique but : trouver de l’or. Les conditions sont rudes et la route risque d’être longue. Plus que l’or, c’est l’aventure humaine que Thomas Arslan a choisi de mettre en avant. Tout est axé sur la force des personnages – deux femmes et cinq hommes – et sur leur capacité à tenir le coup de l’aventure périlleuse dans laquelle ils se lancent. Finalement, une sorte de Saw version légère, intelligente et sauvage, dans laquelle le spectateur ne cesse de se demander qui sera le dernier à gravir la montagne. L’ambiance est silencieuse, et pourtant une musique bien pensée rythme chaque pas des cheveux essoufflés par le poids du voyage. Chacun est à sa place, chacun joue son rôle à merveille. Entre esprits échauffés et actes de bravoure, les personnages avancent et se perdent. Mais le spectateur les suit, les yeux rivés sur chacune de leurs journées et de leurs nuits. L’histoire est simple, mais d’une puissance incroyable. Et l’impression de confinement dans lequel se retrouvent les personnages, contraste avec l’étendue du paysage qui s’impose à eux. Tout simplement brillant. Comme l’or.

 

Ariane Riou



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