Giedré : « La sexualité m’intéresse beaucoup »

Giedré sera le mercredi 27 novembre au Bikini pour présenter son dernier album autoproduit « Mon premier album vendu dans des vrais magasins ». Physique de petite fille sage, la jeune Lituanienne compose pourtant des chansons joliment « trash » qui ne laissent personne indifférent. Rencontre.

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Tout a commencé il y a trois ans. J’écrivais des chansons, et un jour, alors que j’étais sans travail, je suis allée les chanter dans un bistrot en bas de chez moi. Je n’avais pas plus d’ambition que ça mais j’ai fait des rencontres qui m’ont permis de faire des concerts dans de vraies salles de spectacle.

 

Vos ambitions ont-elles évolué avec le temps ?

(Réflexion) A présent je suis plus confiante sur ce que je fais et consciente de mes responsabilités. Quand des gens payent pour venir vous voir ou achètent votre album, on a la responsabilité de ce qu’on leur met dans les oreilles ! (Rires)

 

Justement, parlons de vos chansons. Vous avez un univers bien à vous qui est axé sur l’humour noir et teintée de provocation au second degré…

Pour moi, je parle de la vraie vie ! Ce n’est pas de la provocation puisque ce que je dis, les gens le savent !

Pouvez-vous nous parler de votre dernier album « Mon premier album vendu dans des vrais magasins » ?

Il se situe dans la même lignée que les précédents. Je n’ai pas de sujets de prédilection, même s’il faut dire que la sexualité m’intéresse beaucoup et que j’aime en parler. Je suis un peu passionnée par les déviances sexuelles. C’est ce seul domaine qui reste vraiment instinctif aux gens dans ce monde.

 

Votre univers est décalé entre votre physique et les paroles de vos chansons…

Je n’y suis pas pour grand-chose ! Tout est très codifié ! Pour pouvoir dire des gros-mots, il faut avoir une crête, des tatouages et des piercings partout. En revanche, si on est blonde aux yeux verts, il faut chanter des chansons d’amour.

 

Ce n’est pas votre credo…

Nous ne sommes pas responsables de notre physique mais de ce que nous sommes !

 

Vos quatre albums sont autoproduits, est-ce un choix ? Pour quelle raison ?

Ah oui absolument ! Je suis en autoproduction et en auto-distribution. On m’a proposé de signer dans des maisons de disques mais pour moi la liberté reste la chose la plus importante quand on est un artiste ! J’ai essayé d’être enchaînée le moins possible. Je n’aime pas trop que l’on me dise ce que je dois faire.

 

Quelle relation entretenez-vous avec vos fans ? Vous avez un lien assez important qui vous lie à eux…

Carrément ! Sans mes fans, je serais bien seule ! Je le suis suffisamment en écrivant les chansons, sur scène etc… Si je ne parlais pas avec eux, je serais bien triste.

 

Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

Je dors souvent dans la loge avant de rentrer sur scène. Il m’arrive de demander à ma régisseuse si je n’ai pas un sexe masculin dessiné sur le front.

 

Avez-vous un souvenir à Toulouse ?

Toulouse est une ville où j’ai joué très souvent. J’ai trop hâte de revenir ! Plusieurs souvenirs me lient à Toulouse, mais il y en a un en particulier, lors de mon dernier passage à la Dynamo. Il y avait un garçon dans la salle qui a repris sur internet la chanson « Pisser debout » adapté en « Pisser assis ». Avant le concert, il m’a envoyé un mail pour me dire qu’il était dans la salle. Du coup, en plein concert, je l’ai fait monter sur scène pour qu’il interprète sa chanson ! (Rires)

 

Propos recueillis par Elsa Nardari



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