Fiesta Opérette « La musique ne s’arrête pas seulement au classique »

Le 1er janvier prochain, « Fiesta opérette » envahit la salle du Bascala à Bruguières sous la houlette de Claude Cuguillère, chef d’orchestre. Retraité du Théâtre du Capitole, ce Carcassonnais, ne vit que pour sa passion : La musique. Il propose une « opérette des temps modernes » pour bien débuter l’année. Rencontre avec un homme humble.

 

Pourquoi « Fiesta opérette » ?

Annie Grenier, notre directrice d’ATL Productions, a choisi cette année de faire une représentation sur des opérettes et des chansons. Le programme proposé au public est très intéressant car nous interprétons tour à tour des chansons brésiliennes, jamaïcaines, italiennes… Nous allons faire voyager le public à travers des rythmes folkloriques et des airs d’opérettes très connus choisis parmi ce panel de pays aux cultures si différentes. C’est une nouveauté pour la salle du Bascala à Bruguières.

 

Vous allez faire voyager le public, c’est une sacrée promesse pour ce début d’année !

Oui, là c’est un grand voyage, pratiquement un tour du monde. Il faut bien débuter cette nouvelle année comme il se doit ! (Rires)

 

Pouvons-nous dire que le spectacle porte bien son nom ?

Oui tout à fait ! Le spectacle va durer deux heures. Vont se succéder sur la scène du « Bascala » une bonne vingtaine d’artistes entre les danseurs, les chanteurs et bien évidemment les musiciens. Cela va être la fête tout le long du spectacle. Ce dernier va se dérouler en deux temps avec un entracte entre les deux parties qui disposent d’un décor, des éclairages et des costumes différents.

 

Ce spectacle est-il aussi jeune public ?

Oui, il est aussi dédié aux jeunes. Il ne faut pas croire qu’il n’y a que des chansons poussiéreuses.

Nous allons interpréter des chansons modernes que j’ai toutefois réorchestrées pour les musiciens. Le public sera surpris car certaines d’entre elles sont tout à fait d’actualité et passent régulièrement à la radio.

 

Vous essayez de vous mettre au goût du jour ?

Oui. Pour moi, la musique ne s’arrête pas seulement au classique. Je baigne dedans depuis pratiquement ma naissance mais j’ai beaucoup travaillé dans des studios entre autres pour Mike Brant, Johnny Halliday, Gérard Lenorman… Ces expériences m’ont permis de m’ouvrir à toutes sortes de musique, ce qui n’était pas le cas pendant mes études. Après, j’ai eu la possibilité et le plaisir de rencontrer d’autres musiciens qui avaient beaucoup de talent.

 

En tant que Chef d’Orchestre, que réservez-vous comme surprise au public ?

Je ne peux pas dévoiler ce que nous allons faire car il faut garder un peu de surprises ! Mais, un chef d’orchestre ressent les actions, les sentiments qui émergent de la salle. C’est viscéral. Par conséquent je fais participer les spectateurs en les faisant applaudir, chanter… Puis la musique c’est avant tout un moment de partage.

 

Quel a été votre parcours avant d’être chef d’orchestre pour « Fiesta Opérette » ?

Je suis rentré à l’âge de 15 ans et demi en tant que Flûtiste au Théâtre du Capitole. A l’époque, j’étais le plus jeune musicien professionnel de France. A 28 ans, Michel Plasson (chef d’orchestre, ndlr) m’a pris à la direction en tant qu’assistant. A 30 ans, je deviens chef d’orchestre, à mon tour, au Théâtre du Capitole spécialisé dans l’opérette et les grands ballets. Par ailleurs, j’ai dirigé des orchestres en Amérique, Italie, Espagne… Par la suite, j’ai créé l’Orchestre Mélodia avec lequel je tourne actuellement.

 

Quel souvenir gardez-vous de votre carrière au Théâtre du Capitole ?

J’en ai plusieurs. Notamment comme je vous l’indiquais, lorsque Michel Plasson m’a demandé si je voulais être chef d’orchestre. Il m’a donné la baguette devant tout l’Orchestre Symphonique. C’est un souvenir impérissable. Mais il y en a beaucoup d’autres, je pourrais écrire un livre tellement il y a d’anecdotes. Puis, il y a également ma fille qui a suivi ma carrière. Elle est professeur et Flûtiste solo. Ses enfants suivent le même chemin, je les ai souvent avec moi sous ma baguette, et quelle fierté !

 

Que voulez-vous dire aux Toulousains pour qu’ils viennent vous voir le 1er janvier au  « Bascala » ?

Il faut que les Toulousains continuent à s’amuser et à sortir par les temps qui courent. Nous avons besoin de ce genre de manifestations. Il ne faut pas se contenter d’allumer sa télévision, ou encore le poste radio. Ce que nous proposons au « Bascala », c’est du live, c’est inimitable. Un concert en direct vaut tout l’or du monde. Cela n’a rien avoir avec la passivité du canapé. Nous attendons les Toulousains de pied ferme pour les faire chanter et leur faire passer un début d’année 2014 sensationnel !

Propos recueillis par Elsa Nardari



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