Fête de la musique – The Garders «Prêts à casser la baraque !»

Groupe pop/rock détonnant, les Toulousains de The Garders jouent ce soir à la salle Altigone de Saint–Orens, à partir de 19h30. Rencontre avec ces autres famous five : Chino, Mathias, Eric, Bruce et Guillaume.

The Garders, un nom qui sonne bien pour un groupe pop/rock 100% toulousain. L’aventure de ces cinq bientôt célèbres qui font de la musique depuis leur plus tendre enfance, commence en 2008. Fondé par Mathias, pianiste, auteur-compositeur et Chino, guitariste, arrangeur-compositeur, le duo est rejoint deux ans plus tard suite à la parution d’une petite annonce, par Bruce, chanteur à la voix impressionnante de premier ténor (il couvre en effet quatre octaves), et lui aussi auteur-compositeur. «Au début on jouait avec des séquences mais ça ne faisait pas pro.» explique l’Argentin et Toulousain de cœur, Chino, qui a travaillé à Los Angeles avec les musiciens des plus grands : Sting, Madonna, Michael Jackson, «Notre but était de trouver un batteur et un bassiste.» Mais la tâche s’annonce rude : «Ici la plupart des musiciens cherche la facilité et ne veut pas s’engager dans un groupe qui crée des morceaux originaux. Un vrai projet de compositions comme le nôtre ne les intéresse pas.» regrette-t-il. En 2011, la rencontre avec Eric, batteur et Guillaume, bassiste, donne le «La» tant attendu. De par la différence d’âge entre ses membres (entre 25 et 40 ans), les influences de The Garders viennent de partout sur la planète pop/rock : Franck Zappa, Scorpions, Oasis… Mais ces Toulousains complices ne tiennent pas spécialement à être «comparés à» : «On a notre propre style, on ne veut suivre ni l’attitude, ni l’image d’un autre groupe.» confie Guillaume. Alors, soit, le mieux est encore de les écouter…

«Des mélodies qui restent»

Ecrits essentiellement par Bruce (gagné par «la maladie du chant» à neuf ans), les textes sont aussi bien en anglais qu’en français, pour «toucher un public plus large» s’accordent-ils tous à dire. Des paroles sorties d’expériences vécues, empreintes de philosophie mais surtout pas de politique comme on pourrait l’attendre d’un groupe de rock : «La musique est trop belle pour être salie par la politique» répond Mathias du tac au tac. Avec des mélodies et des refrains accrocheurs et entraînants comme «I know the time», spirituels et oniriques «The secret of angel» (en écoute gratuite sur Rockenfolie.com), The Garders veulent marquer les esprits : «On écrit avec le cœur, on a envie de faire des mélodies qui restent et pas le tube de l’été» assure Chino. En répétition depuis des mois, l’album de The Garders (six titres a priori) est en cours : «On a reçu l’appel d’un producteur parisien» poursuit Chino mais preuve de leur passion, l’objectif du groupe, qui a déjà dans les tiroirs une vingtaine d’autres morceaux aux couleurs très différentes, est avant tout de jouer, jouer, et jouer encore… «Le live, c’est là qu’on peut réellement s’exprimer. Voilà pourquoi on attend toujours cet échange avec impatience.» explique Eric. De même, les cinq acolytes, prêts à littéralement «casser la baraque», sont également en train de signer un contrat avec un tourneur. En attendant, c’est à la salle Altigone de Saint-Orens qu’ils vont s’attaquer ce soir, après un concert déjà très remarqué, organisé le 9 juin dernier place Belfort à Toulouse par le Photomaton de l’Etoile. Grâce à leur sincérité aussi bien musicale qu’humaine, les Toulousains de The Garders sont sans nul doute promis à un brillant avenir.

Claire Manaud

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