Festival «Le week-end des Curiosités»

Le Bikini part en live

En quête de nouveautés musicales ? Avis aux curieux : cinq jours de concerts, trois scènes et plus d’une quarantaine d’artistes sont réunis du 24 au 28 mai au Bikini. Rencontre avec Antoine Fantuz, l’un des organisateurs du festival «Le week-end des Curiosités».

Antoine Fantuz, pourquoi avoir créé ce festival ?

Avec Bleu Citron (tourneur, organisateur de spectacles, ndlr), on a monté il y a trois ans le concept des «Curiosités du Bikini». Tous les mois et demi, on présente un plateau d’artistes «Découverte» avec une entrée à cinq euros pour ne pas que ce soit un frein pour le public. On s’est rendu compte que ça fonctionnait plutôt bien, avec de plus en plus de monde à chaque soirée. Ce qui nous conforte dans l’idée, c’est que des groupes comme Pony pony run run qu’on a présenté il y a un moment, revienne en tête d’affiche. C’est une satisfaction personnelle. On se dit qu’on ne s’est pas trompé, qu’il y a un intérêt à faire ces soirées, donc pourquoi pas un festival ?

C’est la deuxième édition. Comment le festival a-t-il évolué ?

La principale évolution est que l’année dernière nous étions sur deux jours de plein air alors que cette année, on passe à quatre jours. Par contre, la configuration reste la même. Nous avons trois scènes, le Bikini et deux scènes en plein air à proximité du canal. Une petite scène «l’espace curiosité», est une scène gratuite avec des animations en fin de journée et des concerts gratuits en fin de soirée. Puis il y a la «grande scène du port» et enfin les «after» au Bikini à partir de 23h, où sont prévues des soirées électro.

 

Une dominance rock

 

Le week-end des curiosités, vous l’avez dit, ce sont trois scènes. Doit-on s’attendre à trois styles de musique différents ?

Il y a une dominance rock avec une grande partie électro. Cette année nous avons également une grande soirée hip-hop.

Comment s’est faite la programmation ?

«Le week-end des curiosités» est organisé par l’association des curiosités qui regroupe le personnel du Bikini et de Bleu Citron. On est cinq à faire régulièrement le point sur la programmation des têtes d’affiches comme cette année avec IAM, Pony pony run run… Après, il y a un gros travail de recherche sur internet pour les groupes Découverte. Le but étant d’avoir des têtes d’affiche qui encadrent les groupes «Découverte».

C’est important pour vous de faire connaître de nouveaux talents ?

C’est notre but ultime en tant que programmateurs : faire découvrir aux gens ce qui va faire l’actualité de demain. On veut faire profiter de notre «professionnalisme». C’est pour cela qu’on a créé le concept des curiosités.

C’est un challenge de faire venir du monde dans un festival pour assister à des concerts d’artistes peu ou pas connus…

Carrément ! Si on ne faisait venir que des groupes qui fonctionnent, cela n’aurait pas grand intérêt. Nous aussi on est «addict» de ça. On a toujours envie de découvrir des nouveautés. La musique va tellement vite surtout aujourd’hui avec internet. Il faut toujours être à la page, suivre le mouvement, c’est ça qui est excitant dans notre métier !

Un vide-grenier rock’n’roll

 

Vous proposez des activités annexes au festival ?

Oui. Le vendredi, samedi et dimanche après-midi par exemple, il y aura une rampe de skate avec un concours tout le week-end. Une initiation au graffiti, des démonstrations de danse hip-hop et BMX, tout ça non loin des scènes de concerts gratuits, ouverts au public.

Comment allez-vous conclure ces quatre jours ?

L’originalité du festival, c’est que l’on conclut ces quatre jours, le lundi 28 mai par un vide- grenier «rock’n’roll», au Bikini, au bord de la piscine. Il y aura plusieurs stands différents : des disquaires de Toulouse, des éditeurs de BD, des stands de vêtements… On invite aussi les particuliers à vendre leurs vieux disques, leurs instruments de musique… Tout tourne autour de la musique, du rock’n’roll. Pour finir la soirée, nous avons invité le groupe «Le Bal des Vieux», constitué de Jules Edouard Moustic du «Groland», RKK et Rapsode qui sont les fondateurs de «Radio Nova». Tous les trois font un mix plutôt musique soul black des années 70. Ces trois personnages sont vraiment atypiques. Ça va être quelque chose !

 

Propos recueillis par Elsa Nardari

 

http://www.leweekenddescuriosites.com/



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