Festival des amateurs de photo : le « street art » exposé dans les rues

Reparto Camilo Cienfuegos #1, Havana, Cuba, 2012

6 ans. Voilà enfin le cru 2014 du Festival MAP. Fort de cinq éditions couronnées de succès, l’évènement revient de plus belle du 1er au 30 septembre. Objectif ? Mélanger publics et compétences.

Pour cette sixième bougie, MAP revient à la genèse de la photographie avec un thème particulièrement ambitieux : l’art de la rue. Ulrchich Lebeuf, invité régulier du festival MAP et promu directeur artistique de cette nouvelle édition, décrypte ce choix : « On aimerait amener le spectateur dans une photographie qui dure, puisqu’à notre période c’est l’inverse on est dans la consommation d’images, elles passent sans cesse et ne restent pas… » Pour sensibiliser les toulousains, plusieurs expos au fil des ruelles de la ville rose. L’une d’entre elles (Salle Henri Martin Hôtel de Ville) centrale, retrace l’œuvre de Saul Leiter (1923-2013), le VIP 2014 du festival, mais aussi l’un des pionniers de la photographie contemporaine couleur, à une époque où seul le noir et blanc était digne d’intérêt. Un « évènement national », souligne Ulrich Lebeuf, qui s’est attaché à créer une scénographie au service des photographes. On peut aussi citer Stéphane Zaubitzer, Frédéric Stucin ou encore Olivier Hodasava. Ce dernier est connu pour ses photos de friches industrielles du monde entier. Pourtant il n’a pas pris l’avion depuis 15 ans. Son créneau ? La photographie 2.0 uniquement en street-view via Google map. Un imbroglio d’histoires et de génie autour d’un objectif qui reste le fil rouge du festival MAP : « Ce qui nous intéresse ce n’est pas la commémoration… mais transmettre un talent aux auteurs actuels afin de voir comment ils se le réapproprient, s’en nourrissent et le réinterprètent… »

Shin Noguchi_Something here

 

« La photo est devenue du langage courant »

Saul Leiter Howard Greenberg GalleryMais au-delà des artistes bien connus –et c’est là le sens même du festival MAP- l’évènement met en lumière de jeunes talents. « Le cœur du festival, sa colonne vertébrale est et sera de soutenir les jeunes auteurs, amateurs ou professionnels.  En amont du festival, un concours a été lancé comme chaque année, mais cette fois-ci sur le thème du street art. Sur les dossiers reçus (issus du monde entier!) nous n’avons sélectionné que le meilleur… » Ceux-ci sont alors récompensés financièrement et par une exposition dans la ville (square Charles de Gaulle, place de la Daurade, place Saint-Etienne). Les bords de Garonne se sont aussi parés d’œuvres suite à une appel à auteurs, plus “grand public”. Ce festival qui se veut totalement gratuit endosse allègrement le rôle de passeur d’images avec l’idée permanente de capturer l’instant à chaque coin de rue mais aussi et surtout « transmettre, explique Ulrich Lebeuf, c’est un tremplin…. L’idée étant que les non avertis, comme les amateurs ou professionnels se rencontrent et échangent. On est une société d’image, la photo est devenue du langage courant : MAP symbolise ce phénomène ».

 

Un moment particulièrement fort ce weekend avec la projection du film docu sur Saul Leiter « In no great Hurry » (Centre culturel Bellegrade). D’autres réjouissances sont prévues, des ateliers photo notamment, ainsi que des visites guidées ou rencontres à thème. Plus d’infos sur http://www.map-photo.fr/

 

 

 

 

 



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