Exposition d’Art contemporain à l’Espace Écureuil «Les confettis meurent aussi»

Jusqu’au 31 août, se tient à la Fondation Espace Écureuil une exposition de Dominique Lacoudre, intitulée «Les confettis meurent aussi». Un réel voyage initiatique dans lequel l’artiste nantais fait partager au visiteur ses interrogations sur l’existence. À découvrir.

300 petites maisons colorées et 70kg de confettis. Des peintures, des dessins, des sculptures constituées de jouets, des vidéos diaporama, des jeux de lumière avec des boules à facettes, des jeux d’espaces et de volumes… L’exposition de Dominique Lacoudre à l’Espace Ecureuil est très diversifiée. Son intitulé, «Les confettis meurent aussi», l’artiste nantais l’explique ainsi : «Les confettis renvoient à une idée de fête. On jette les confettis. Mais la fête s’arrête. Tout a une fin. Et c’est l’après qui est intéressant.» Le choix des confettis présente selon lui une double signification : « Les confettis pris individuellement, c’est triste.» Un parallèle avec les lendemains de fête pas toujours agréables. Avec toujours à la fin, ce « moment où on se retrouve seul.»  Seul. Ce mot est aussi très présent dans l’exposition. L’artiste joue avec les mots, qu’il s’amuse à disséminer dans ses peintures. La présence récurrente des verbes «aimer», «réalité», «penser», «refuser», «rêver», est notable. Car malgré l’aspect enfantin de sa démarche, l’artiste nantais partage ses interrogations sur l’existence. Un réel voyage initiatique qui invite à réfléchir à la place de l’homme dans cette société. Mais Dominique Lacoudre n’en reste pas là. De petites maisons, elles aussi, se cachent un peu partout dans l’exposition. Sitôt dépassé le seuil de l’Espace Écureuil, en plein milieu du hall se trouve un mur blanc tapissé de cartes postales. Elles proviennent des quatre coins du globe, en passant par Toulouse, Barcelone, ou encore Amsterdam, et bien d’autres. En se rapprochant un peu, il est possible de voir que l’artiste a dessiné sur chacune d’elles une multitude de ces petites maisons.

«J’habite ici donc j’existe»

C’est ce que Dominique Lacoudre a écrit sur l’une des œuvres affichées non loin. L’artiste a voulu jouer avec le symbole de la maison, le fait de vivre à l’intérieur, mais aussi les volumes, ce qu’ils représentent… C’est un artiste libre. C’est lui-même qui le dit. Ces œuvres n’ont «aucun rapport au temps», explique-t-il. Il tire son inspiration de livres. D’ailleurs, dans une pièce de l’Espace Écureuil, le visiteur trouvera un échantillon de ses lectures du moment. De musique aussi. Pour l’accompagner dans son travail, il cite « le courage des oiseaux » de Dominique A. «Ce sont des œuvres spontanées», confie-t-il. Une exposition qui se veut aussi interactive. L’Espace Écureuil a mis à disposition du public des ateliers familiaux en rapport avec le voyage. Ces ateliers collectifs sont gratuits et sur réservation.

Leslie Salvat

 



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