Dracula : Entretien avec un vampire…

La nouvelle comédie musicale de Kamel Ouali, qui revisite le mythe du comte Dracula est de passage à Toulouse les 11 et 12 mai au Zénith. Au programme ? Un show sons et lumières inédit autour d’un vampire troublant et attachant, bien loin de la terrible créature sanguinaire que l’on connaît. Rencontre avec Mélissa Assi, une danseuse toulousaine sélectionnée pour faire partie des vampires du château…

Quel est votre parcours ?

Je viens de Toulouse, où j’ai commencé à danser à l’âge de 3 ans dans petite école qui s’appelle Equinoxe. Je suis rentrée au conservatoire à 7 ans, grâce à mon professeur et j’ai suivi le cursus complet jusqu’à ma majorité. Je suis une danseuse plutôt classique mais je me suis également formée à la danse contemporaine, au hip hop et au dance hall.

Jusqu’ici une bonne partie de votre vie a été consacrée à décrocher ce fameux diplôme ?

Exactement ! Cela représente beaucoup de sacrifices… Pour mes parents aussi, car nous vivions en périphérie toulousaine et les allers-retours au conservatoire au quotidien c’est usant ! Moi j’avais cours presque tous les jours, et jusqu’à tard le soir. Inutile de dire que je n’ai pas trop fait la fête ! J’ai suivi le bac TMD, techniques de la musique et de la danse, qui permet un aménagement des cours.

Dracula c’est votre premier contrat ?

En fait pendant ma dernière année au conservatoire je me produisais dans un cabaret toulousain, le Moulin de roches, où mon professeur était chorégraphe. Puis à l’obtention de mon diplôme, j’ai quitté Toulouse pour Paris en quête d’un travail. En arrivant, j’ai appris qu’il y avait cette audition pour Dracula : pourquoi pas moi ? Je me suis inscrite et j’ai été sélectionnée. Nous étions 1500 au départ, qu’un jury mené par Kamel a éliminé sur deux jours, comme à la télé ! Lorsque j’ai touché au but je n’y croyais pas ! Aujourd’hui je fais partie des vampires du château.

La comédie musicale c’était un rêve ?

J’ai toujours adoré les comédies musicales, alors l’idée m’a plu, mais ce n’était pas non plus mon but ultime. Mais un premier job de cette envergure, c’est inespéré !

Danser pour Kamel Ouali, c’est comment ?

C’est très enrichissant, on rencontre plein de gens différents, qui viennent de plusieurs danses, d’univers très divers. Il sait ce qu’il veut, il est très pro, mais il considère ses danseurs. Attention, bien qu’il ne se prenne pas au sérieux, il est très carré. Lorsqu’il veut quelque chose, il faut l’obtenir.

Que dire de l’ambiance au sein de cette troupe de vampires ?

La tournée a commencé le 20 février à Lille et dure jusqu’à fin juin. Le constat à mi-chemin, c’est que nous nous entendons tous très bien. Il paraît que ce n’est pas vraiment le cas pour les autres comédies musicales. Pour Cléopâtre, par exemple il y avait des clashs. Là tout le monde s’entend à merveille. On est une cinquantaine sur scène, avec les techniciens l’équipe double.

Vous produire dans votre ville c’est plus de pression ?

Ma famille et mes amis, vont venir, alors j’ai le trac oui ! Ce sont les dates les plus stressantes pour moi, mais à la fois, plus les gens viennent me voir plus je m’éclate. On est danseur pour se montrer il ne faut pas l’oublier !

Votre profession vous amène à voyager, votre ville vous manque-t-elle ?

J’adore ma ville. Ce que j’aime c’est que les gens y sont simples. Et puis l’esprit est jeune et étudiant, il y règne une vraie ouverture d’esprit. J’ai vécu difficilement le fait d’aller à Paris, j’ai tout de suite vu la différence de mentalité ! J’étais en stress constamment, alors qu’ici c’est plutôt la détente. Les bords de la Garonne me manquent, j’y retrouve souvent mes amis, le quartier Saint Sernin aussi, ou encore le bistrot J’go. Mais voyager est aussi un privilège. D’ailleurs nous venons d’apprendre que le spectacle a été vendu en Russie, nous allons nous produire là-bas en novembre. On est ravis !

Quels sont vos projets après Dracula ?

Je n’ai aucune visibilité pour la suite. Je passe des auditions, on verra. Je suis prête à me lancer à nouveau dans une comédie musicale mais j’aimerais essayer d’autres choses, à l’étranger peut-être : je rêve d’aller à New York. Et pourquoi pas danser pour des chanteurs… A voir !

Propos recueillis par Aurélie Renne



UN COMMENTAIRE SUR Dracula : Entretien avec un vampire…

  1. entretien.fr dit :

    J’aime beaucoup lire les nouvelles sur Entretien avec un vampire. Merci pour cet article plein d’information ! Au revoir, Eva.

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