Du 24 mai au 23 juin 2014 | Festival International d’Art de Toulouse | Un “écrin pour l’art contemporain”

© Nicolas Brasseur

Zoom avant sur le Festival International d’Art Toulouse ! De l’art contemporain dans la ville rose et alentours du 24 mai au 23 juin 2014.

En avant-première, les contours du 2e Festival International d’Art Toulouse, qui a succédé au Printemps de Septembre, et qui se tient donc désormais… au printemps. Du 24 mai au 23 juin, Toulouse va vibrer au rythme de la création contemporaine, qui va investir la ville rose au fil d’un parcours centré sur la Garonne en mettant à l’honneur les monographies d’artistes reconnus ou en émergence. Au menu : une programmation «exigeante et aboutie», un positionnement territorial affiché et des ambitions de rayonnement international proclamées.

F comme Festival

Présenté début février aux professionnels et à la presse, le FIAT 2014 peaufine encore ses contours mais poursuit sa mue pour affirmer sa (modeste) place dans l’abondance de biennales, foires et festivals qui, de Bâle à Paris en passant par Miami et la Frieze (pour ne citer que les plus courus), abondent désormais dans les grandes métropoles. En 2013, le Festival, dans son nouveau format et concept, a donc vu le jour, au printemps, sous la direction de Marie-Thérèse Perrin, fondatrice et présidente, et de Jean-Marc Bustamante, directeur du Festival, entourés d’un comité de programmation prestigieux. Pour se démarquer, pari a donc été pris à Toulouse de focaliser le propos sur les artistes et de miser sur des expositions monographiques conçues pour des lieux remarquables, atypiques et historiques de la ville rose, dont le patrimoine et certains monuments deviennent, au moins pour quelques semaines, un «écrin pour l’art contemporain». Centré autour et de part et d’autres de la Garonne, le parcours met en effet en avant quelques superbes bâtiments toulousains, avec l’ambition de donner une autre vision de l’architecture et, au-delà, de la ville. En complément à ce parcours “officiel” de six lieux, un parcours parallèle, baptisé “A comme Anaconda” mais intégré au Festival, prend place dans cinq autres espaces d’art en ville, en périphérie ou en région.

P comme Programmation

Alors que verra-t-on au printemps à Toulouse ? Un aperçu de la programmation, marquée par la réinstallation du Fly’s Eye Dome de Buckminster Fuller sur le Port Viguerie, le retour en force des Soirées Nomades (aux Beaux-Arts) et d’un cycle des conférences à l’Hôtel d’Assézat mais le mystère reste entier pour le Château d’Eau.

L’ensemble conventuel des Jacobins (XIIIe siècle) sera investi par la vidéaste Manon de Boer, qui en collaboration avec un architecte, a conçu un parcours visuel et sonore, à l’image de ses recherches sur l’image et la musique, mais aussi sur la mémoire et le mouvement, depuis la fin des années 70.

Dans le couvent des ermites de Saint Augustin, l’Américain d’origine cubaine Jorge Pardo, a été invité à repenser la scénographie de la collection d’art roman (une des plus grandes en France) : les chapiteaux des XI et XIIe siècles seront réinventés et mis en lumière dans un esprit baroque et coloré.

Fondé au XIIe siècle et inscrit au patrimoine de l’Unesco comme étape sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle, l’Hôtel-Dieu accueillera dans sa Salle des Pas Perdus et sa Chapelle, un dialogue intergénérationnel entre deux sculpteurs : Georges Jeanclos et Elsa Sahal.

L’usine hydro-électrique et lieu d’exposition du Bazacle sera habité par 37 peintures (et textes) du Berlinois Thomas Huber qui constitueront une «frise rouge» traversant l’espace en diagonale.

Aux Abattoirs, place à la première grande exposition en France du Suisse Frantz Gertsch dont les immenses toiles réalistes sont très connues aux Etats-Unis, en Allemagne ou en Suisse où un musée vient d’être construit sur-mesure pour ses œuvres. On y découvrira donc ses photographies peintes rares (une soixantaine d’œuvres au catalogue de l’artiste) mais cultes interrogeant le réel et l’immédiateté. Susan Hiller, également peu montrée en France, exposera dans les grands espaces du sous-sol des Abattoirs, quatre installations qui réinterprètent (notamment) les ondes et bruits diffus du Big Bang…

A comme Anaconda et AC1

Anaconda signifiant ici l’idée d’un cheminement complexe mais qui mène quelque part, le parcours associé investit cinq lieux de création permanents, qui proposent, le temps du Festival, une programmation prospective et inattendue. A Toulouse, il s’agit du BBB qui accueille Sven’t Jolle, un sculpteur ready-made belge, de l’Espace Croix-Baragnon où seront montrés les sculptures de Mykola Malyshko et les dessins-performances de Lada Nakonechna, et de Lieu Commun où le Sétois Jean Denant interrogera le rapport de l’humain à l’architecture.

A Colomiers, le très beau Pavillon Blanc sera investi par Rémi Groussin qui mêle sculpture, cinéma, installation, archéologie. Et à Saint-Gaudens, la Chapelle Saint-Jacques sera revisitée par l’artiste allemand Michael Beutler qui remet en question les notions de construction…

Et parce que Jean-Marc Bustamante y tient, la revue AC1 (Artist comes first) sortira son 2e numéro pour présenter une vision de l’approche de l’art contemporain que veut incarner ce FIAT nouveau. Tout un programme, à découvrir fin mai à Toulouse…

Alexandra Foissac

www.toulouseartfestival.com (en refonte actuellement…)



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