Desperenza: Le son de l’espoir

Ce 8 juin, Desperenza sera en concert place Belfort dans le cadre du Festival Belfortissimo.

Composé de cinq musiciens aux origines diverses, le groupe propose «une fusion festive rock hip hop franco-latino.» Portrait.

 

En deux ans à peine, Desperenza est parvenu à se faire un nom sur la scène musicale toulousaine.

Créé en 2011, ce groupe est avant tout l’histoire d’un melting-pot culturel : ses membres fondateurs, Yan et Noha sont respectivement d’origines basque et gitane. Tendance blues rock pour l’un, flamenco pour l’autre, ils décident de relier ces lointains univers, avant de rencontrer Emilio, Equatorien et rappeur. «On a commencé à écrire une quinzaine de titres à trois, puis en 2012, on a été rejoints par Paco notre batteur et Antoine, bassiste, qui eux, apportent une couleur beaucoup plus rock.» explique Yan.

De cet «élargissement» à cinq, naît une «fusion festive rock hip hop franco-latino». Une alliance si particulière, si originale, que Desperenza a enregistré une maquette quinze titres intitulée «mon son est personne» : «ça résume bien ce qu’est notre groupe. On a du mal à nous donner une identité, à nous classer dans une catégorie.» poursuit Yan. Auteur-compositeur, guitariste, lui aussi, a été bercé adolescent par le rap des années 90, mais il y apporte un léger bémol : «A l’époque, les textes étaient vraiment supers. Ils avaient du sens mais musicalement, je n’ai jamais été fan. Aujourd’hui j’ai ce désir de jouer avec les mots et en même temps, de rendre le rap plus audible, de faire en sorte que les gens ne se sentent pas agressés par cette musique.»

Côté textes précisément. Hors de tout propos moralisateur, Desperenza chante en français et en espagnol, la «perdition» du monde. Mais en contrepartie, le groupe délivre un message positif, porteur d’espoir grâce à une musique festive. Comme dans «Bourracho», où sont dénoncés les ravages de l’alcool : «on s’adresse à la jeunesse de l’excès en lui disant : «on espère vite que ce fléau n’achèvera pas notre histoire»» précise Yan.

Et visiblement, ça plaît. Le site noomiz.com a classé Desperenza dans le Top 10 des groupes de Midi-Pyrénées et 2013 pourrait continuer à promettre à ces cinq Toulousains des lendemains qui chantent. Avec près de dix nouveaux morceaux à leur actif, ils multiplient les tremplins (Zicmeup

Les Feux de la Rampe, Les France ô Folies) car ils ambitionnent de vivre de leur passion.

Ils seront ce vendredi 7 juin au Connexion café pour un concert en faveur du Secours Populaire, samedi à 18h20 sur la scène toulousaine du Festival Belfortissimo, place Belfort, et le 21 juin, le groupe jouera sur les allées Jean Jaurès à l’occasion de la Fête de la musique.

 

Claire Manaud

 



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