Dany Brillant… … n’a pas perdu la tête !

Vingt ans après ses débuts, Dany Brillant fait toujours « jazzer » le public malgré une critique qui ne le destinait pas à une carrière aussi longue. Il fera chauffer le Zénith de Toulouse le 14 avril prochain dans une ambiance bien « caliente » ! Rencontre.

 

Dany Brillant, vous fêtez vos vingt ans de carrière, quel regard portez-vous sur ces années passées ?

Je m’aperçois que ce que l’on me reprochait à l’époque, dans les années 90, c’est d’être arrivé avec un registre un peu particulier, le swing et la musique latine. On m’avait prédit que je ne tiendrais pas longtemps car ce n’est pas de la musique très populaire, très commerciale. Finalement, vingt ans après, je suis encore là et j’en suis par ailleurs le premier surpris ! Si j’ai perduré, c’est peut-être parce que j’ai cultivé ce que l’on me reprochait, c’est-à-dire un peu de différence.

 

Vingt après, votre passion est intacte ?

Oui, je suis content d’être encore là, de travailler sur des musiques qui me passionnent, le jazz et la musique classique, et tout ce que j’ai fait durant toutes ces années. A présent, je pense continuer. Le retour du vintage, ce style de musique, est à nouveau au goût du jour.

 

Quel est votre secret pour perdurer ?

Je n’en ai pas ! (Rires) J’ai seulement fait ce que j’avais dans l’estomac. C’est-à-dire cette musique-là qui est bâtie sur le rythme, qui vient du jazz et de la Nouvelle-Orléans, de la chanson napolitaine etc… Peut-être que mon secret est d’avoir touché à des styles différents. J’ai travaillé avec des Cubains, j’ai toujours varié le style, l’atmosphère de mes chansons. Après le succès avec «Suzette», ne voulant pas me répéter, je suis allé à Cuba pour des chansons du style « Quand je vois tes yeux » pour ne pas m’enfermer dans le même registre.

 

D’où vous vient ce goût pour la musique ?

Il me vient de mon père. Il affectionnait beaucoup le Jazz. Il m’amenait régulièrement assister à des concerts. A l’adolescence, je fréquentais beaucoup à Paris les clubs de Jazz à Saint-Germain.

 

Justement, votre best of s’intitule « Viens à Saint-Germain », c’est un lieu important pour vous ?

Oui absolument. C’est le lieu où j’ai commencé à me représenter aux terrasses de café… C’est un endroit où j’ai fait des rencontres déterminantes pour ma carrière. Puis j’ai vécu la vie de bohème pendant quelques années dans ce quartier que je fréquente toujours autant aujourd’hui. Il y a une atmosphère qui m’inspire énormément. Je pense que si je n’avais pas atterri à Saint-Germain, je n’aurais jamais fait ce métier.

 

Vous avez retravaillé vos tubes avec l’équipe de Ricky Martin…

Oui tout à fait. Pour certaines chansons je voulais présenter quelque chose de nouveau aux gens. C’est vrai que j’ai orchestré pas mal de chansons car je trouvais que certaines versions commençaient à dater, je voulais leur donner un nouveau son, un nouveau souffle.

 

Comment avez-vous choisi les chansons pour ce best of ?

J’ai choisi mes chansons préférées, c’est purement subjectif, égoïste. Ce sont celles qui ont marqué les gens sur scène puis certaines un peu moins connues, que j’avais envie de réinterpréter.

 

Dans cet album figure la reprise de « Bambino ». C’est une chanson qui vous tient à cœur ?

Oui ! On a chacun un déclic quand vous faites un métier. Pour ma part, je l’ai eu quand j’ai entendu pour la première fois « Bambino ». C’est grâce à cette chanson que j’ai découvert la musique. J’ai voulu lui rendre hommage en la reprenant à ma manière.

 

Vous remixez « Suzette » et « Quand je vois tes yeux », c’est un registre dans lequel on ne vous attendait pas…

Je voulais faire une version différente, un peu marrante, un peu club. Mais j’ai tenu à ce que les  originales y soient aussi.

 

Comment allez-vous concentrer vingt ans de carrière sur scène ?

A travers le concert, je raconterai un peu l’histoire de ma vie pendant ces vingt ans, les voyages que j’ai faits par l’intermédiaire d’une projection d’images sur un écran géant. Chaque année sera représentée par une chanson. C’est un spectacle qui sera beaucoup basé sur la mémoire.

 

Vous serez accompagné sur scène…

Oui d’une dizaine de musiciens qui viennent des quatre coins du monde. Nous formerons un groupe très métissé. Cela donnera quelque chose de très « chaud », très « caliente » !

 

Avez-vous un mot pour votre public toulousain ?

Je sais que le public toulousain est très friand de salsa, de danse de couple. A chaque fois, lors de mes passages dans la ville, j’ai pu constater qu’ils aimaient les rythmes d’Amérique du Sud, du Jazz comme Claude Nougaro pouvait le chanter.

 

Sinon, quels sont vos projets ?

Je vais enregistrer un album avec de nouvelles chansons. Je ne peux pas trop vous en dire, je veux laisser un peu de surprise. Vous me retrouverez dans un style très différent de ce que j’ai fait jusqu’à présent…

 

Propos recueillis par Elsa Nardari



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