Dani Lary: Retour vers le futur

Après « La Clé des Mystères », Dani Lary revient au Zénith de Toulouse le 26 janvier pour son dernier show encore plus spectaculaire : « Retro Temporis ». Rencontre

 

Dani Lary, comment ce nouveau spectacle « Retro Temporis » est-il né ?

Cela fait trois ans que je travaille dessus. J’ai commencé par dessiner, créer… Le déclic, je l’ai eu lorsque j’ai trouvé le thème du spectacle.

 

Justement, comment l’avez-vous trouvé ?

Lors d’un séjour à Londres, j’ai découvert le mouvement « SteamPunk ». « Steam » signifie vapeur et « Punk » anti-conventionnel. Cela retrace à la même enseigne que le mouvement gothique, le futur de 1850 à 1900 qui n’a jamais existé. A l’époque de Jules Verne, de la révolution industrielle, tous les visionnaires et les scientifiques voyaient le futur géré et dirigé par la vapeur comme, entre autres, les locomotives. En Angleterre, beaucoup de groupes de personnes s’habillent avec des costumes «à la Jules Verne »… Ils s’amusent à se grimer dans ce style-là. Cela m’a beaucoup plu.

 

Comment en êtes-vous arrivé à créer ce spectacle suite à ce mouvement ? 

J’ai imaginé que Jules Verne avait écrit un livre, « Retro Temporis », qui n’a jamais été édité. Seulement parce qu’il traitait de la magie et qu’à l’époque, elle était associée à la sorcellerie. Il pouvait faire peur, c’est pour cette raison qu’il n’a jamais été publié.

 

Concrètement quelle est l’histoire de votre spectacle ?

J’ai créé un personnage qui s’appelle le Professeur Lary accompagné de son assistante, son majordome et de sa gouvernante. Nous sommes tous à la recherche de la fameuse téléportation.

Pendant toute la première partie, le spectacle se déroule dans le laboratoire d’un appartement londonien. Pendant tout ce temps, j’essaye de créer la « téléportation ». Le professeur Lary ne fait pas ça pour la célébrité ou l’argent, mais seulement pour l’exposition universelle de 1889. Il veut gagner ce concours dans le seul but d’amener sa fiancée en voyage dans toute l’Europe en locomotive.

 

Quant à la deuxième partie…

Avec mon équipe, nous avons reconstruit le décor de la gare Montparnasse. Nous sommes à l’exposition universelle où, tous les chercheurs présentent leur invention. Evidemment, je présente cette fameuse téléportation. Je gagne le concours et à la fin, je fais apparaître la locomotive à vapeur… J’ai voulu mettre un fond d’histoire d’amour sur un décor fantastique de Jules Verne avec de la magie.

 

Ce spectacle est un hommage à Jules Verne…

Oui mais pas seulement. Je parle aussi de Jean-Eugène Robert-Houdin qui est le père de la magie moderne et de Georges Méliès, l’inventeur des trucages au cinéma. Je veux seulement les remercier d’avoir créé tout ce qu’ils ont créé pour que ce spectacle voie le jour. Au travers de ce show, j’avais envie de laisser mon empreinte dans le milieu de l’illusion.

 

Cela signifie-t-il que c’est votre dernière tournée ?

Je pense. Ce spectacle m’a épuisé, fatigué de bonheur. On dit que l’espérance de vie d’un show est de trois ans. Aurai-je  à 58 ans la force et l’énergie pour continuer ? L’avenir nous le dira…

Propos recueillis par Elsa Nardari

 



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