Da Silva « Villa Rosa » un album éclectique

Actuellement en promotion pour son 5e  album « Villa Rosa », et avant les répétitions pour la tournée qui passe par Toulouse à la Dynamo le 28 janvier, Da Silva nous a accordé une interview à l’Hôtel des Arts. Après trois albums guitare-voix et un quatrième plus pop, ce dernier décline des tendances éclectiques aux sonorités électro assumées. Rencontre en toute simplicité.

 

Une fois les présentations faites, et après avoir abordé son sujet favori : la musique, c’est avec des yeux qui brillent et accompagné d’une certaine excitation,  que l’artiste parle de son album « Villa Rosa » sorti le 4 novembre dernier : « Dès que je finis un album, je me mets automatiquement à travailler sur le prochain. Il faut savoir, une fois qu’un album est enregistré, que quelques mois s’écoulent le temps de remixer chaque morceau, de composer la pochette… Je ne peux pas rester sans rien faire alors automatiquement je m’adonne à ce que j’aime faire. » Pas le temps de tergiverser. Da Silva préfère se renouveler, créer, travailler et faire des rencontres. Ces dernières ont servi à la création de ce cinquième opus signé Da Silva et le deuxième avec le label Pias. Au total, dix chansons sont accompagnées de Thibaut Barbillon à la guitare et Frédéric Fortuny au clavier, compagnons de route invités à habiller la maquette. Ensemble, dix jours durant, ils ont investi les studios ICP à Bruxelles. Dix jours, dix chansons pour une demi-heure d’écoute, cela n’impressionne pas l’auteur-compositeur-interprète : « Une chanson par jour, c’est un sacré challenge. C’est une bonne adrénaline, mais quelque part j’étais serein au vu des musiciens qui m’entouraient. » L’artiste n’aime pas les cases et il le prouve bien à chaque disque qu’il sort où il propose une palette d’univers musicaux différents. Après ses trois premiers albums guitare-voix, son quatrième « La Distance » où il intègre une partie instrumentale, c’est seulement dans cet opus où il y fait la part belle. En effet, chaque chanson est dissociée, autant dans le thème que dans le style. Si le chanteur erre entre pop et percussions, il le doit sans aucun doute à ses deux acolytes : « Sans eux je n’aurais certainement jamais pensé à faire un album pareil. Je ne me serais jamais lancé dans l’aventure d’un morceau néo-disco boiteux comme pour le titre « Gin Fizz » », confie-t-il.

Malgré des sonorités plus enjouées, les textes de Da Silva ne sont pas pour autant apaisés, mais, ces derniers sont tout de même moins catégoriquement noirs que par le passé. C’est certainement une remise en question à l’approche de la quarantaine qui lui apporte cette réflexion comme souligné dans la chanson « 20 ans » : « Je vais bientôt avoir 40 ans. C’est un âge où tu fais un bilan de ces vingt dernières années : Où j’en suis ? Mes objectifs fixés à 20 ans ont-ils été relevés ou pas… »

 

Des débuts punk

 

Issu d’une famille immigrée portugaise, Da Silva, de son prénom Emmanuel, est né en 1976 à Nevers. Dès l’adolescence, il intègre un groupe punk à l’adolescence dans lequel il tient la guitare et le chant. Ce n’est qu’une première étape de son parcours musical. L’artiste expérimente et multiplie les expériences musicales dans des styles divers comme la musique électro ou une musique industrielle avec d’anciens musiciens des Tambours du Bronx. Mais c’est finalement seul avec sa guitare que Da Silva trouve sa voie. En 2005, il sort son premier album, « Décembre En Eté » qui va séduire le public et ne faire que confirmer son talent avec « Villa Rosa ».

Discographie :

 

2005 : Décembre en été

2007 : De beaux jours à venir

2009 : La Tendresse des fous

2012 : La Distance

2013 : Villa Rosa



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