Chimpanzés, de Mark Linfield et Alastair Fothergill: Drôles de singes

« Il en faut peu pour être heureux ». Lorsque la voix off du documentaire – prêtée par l’humoriste Ary Abittan – cite le bon vieux Baloo, les singeries d’un petit chimpanzé au cœur de la forêt tropicale africaine commencent à peine. Au milieu de sa troupe de primates, Oscar est la toute jeune star du dernier cru des studios Disney. De l’épouillage collectif à la dégustation de fourmis, ses aventures sont finement filmées par une équipe de tournage chevronnée, dont les prouesses techniques ne sont plus à démontrer. Certains plans – le ralenti de gouttes de pluie sur quelques champignons ou l’accéléré du développement floral laissent rêveurs – sont tout bonnement magnifiques. L’alternance musique enchanteresse/commentaires souvent cocasse donne de la profondeur aux scènes, qui manquent à certains moments de liant. Mais, entre le méli-mélo de lianes sauvages, le chimpanzé est roi et le documentaire le sublime. Et si les péripéties manquent parfois de rythme, le scénario tient la route de bout en bout, un défi insolent car entièrement dicté par la nature. Rageant pour le réalisateur qui passe des années à pondre son œuvre sur papier.

 

Ariane Riou



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