Catherine Bertram : «Madame est au violon»

Violoniste pendant quinze ans à l’orchestre du Capitole, Catherine Bertram souhaite transmettre son savoir sur la musique. C’est par l’intermédiaire de cette pièce «extra-ludique», «Madame est au violon» du 29 octobre au 3 novembre au théâtre du Chien blanc, que l’on peut s’apercevoir que la musique classique est accessible à tous. Rencontre.

 

Comment avez-vous commencé la musique ?

J’ai commencé la musique à l’âge de six ans, une école s’ouvrait à côté de chez moi. On me disait que j’avais une bonne «oreille», que j’étais douée. Alors, je me suis prise au jeu et de fil en aiguille, je me suis mise à faire du violon.

 

Pourquoi le théâtre ?

Cette pièce est une commande. A l’époque, une amie préparait un festival, il lui manquait une première partie. Elle m’a demandé de faire une représentation avec mon violon, j’avais carte blanche. Je pensais n’en faire qu’une, mais voyant qu’il y avait un bon retour, j’ai décidé de continuer.

 

Pour cette pièce vous vous êtes mise au chant…

Le chant est important pour moi. C’est notre premier instrument. Ce n’est pas le plus facile mais le plus accessible puisque nous l’avons en nous. Avec le chant on peut s’exprimer.

 

Pourquoi avoir fait une pièce de théâtre sur la musique ?

La musique est mon histoire. J’ai commencé avec le lyrique. J’ai choisi des morceaux que j’aimais. Le but de cette pièce étant de s’amuser avec quelque chose que l’on pense inaccessible. La musique classique est abordable pour tout le monde. L’idée est que les gens s’amusent, et si ça leur donne envie d’écouter de la musique, s’ils ont appris des «choses», que demander de plus ?!

 

Etes-vous seule sur scène?

A mes côtés, il y a Monsieur Léon le violon. Cet instrument monophonique émet un seul son à la fois. J’ai également une pédale «loop»*, qui permet de jouer avec moi-même et de vous montrer comment fonctionne la musique… Je ne peux pour vous en dire davantage. Il faut venir voir le spectacle !

 

Propos recueillis par Elsa Nardari

 

*La pédale enregistre et joue en boucle ce que l’on vient d’enregistrer. On peut ensuite superposer un nombre illimité de voix à l’enregistrement initial.



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