Casse tête chinois, de Cédric Klapisch: Retrouvailles entre potes

 Nouvelle vie, nouvelle ville. Huit ans après « les Poupées russes », onze après « l’Auberge espagnole, Xavier, Wendy, Isabelle et Martine refont surface à New York. Ils ont grandi, mais pas mûri. Ils ont des enfants, mais pas une vie stable. Au grand désespoir de Xavier (Romain Duris), qui n’a rien perdu de ses doutes viscéraux sur la vie. Sur sa vie surtout. Bien pratiques, les premières minutes du film racontent toutes les années qu’on a loupées. Klapisch nous met tout de suite dans le bain. La seule différence peut-être avec les films précédents, ce sont les quelques rides qui encadrent son visage – ce qui est d’ailleurs rageant, c’est qu’Audrey Tautou, elle, n’en a pas pris une seule. Pour que ce soit un vrai casse-tête, chaque personnage y va de ses problèmes. Certains – comme les tendances adultérines de Cécile de France – sont parfois tirés par les cheveux. D’autres sont sans surprise. Heureusement, le réalisateur a choisi de jouer la carte à fond, notamment lors d’une scène très théâtrale et qui restera certainement culte dans la trilogie, où tous les maux du petit groupe se retrouvent au même endroit. Quelques surprises donc, mais trop peu. En fait, Casse tête chinois, on aime surtout parce qu’on a envie de l’aimer.

 

Ariane Riou



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