Blue Jasmine, de Woody Allen: Woody is back

La vie de Jasmine s’est noyée dans un verre de Martini citron. Depuis que son richissime mari l’a trompée, puis est parti en prison où il est mort, elle enfile ses tailleurs Chanel, une dépression monstrueuse flottant au-dessus de sa tête. Et c’est chez sa sœur qu’elle tente tant bien que mal de redonner un sens à vie. Un casse-tête psychologico-dramatique, des personnages déjantés dont on ne peut s’empêcher de s’éprendre et un scénario ponctué de petites touches d’humour pince-sans-rire. Il n’en fallait pas plus pour faire de Woody Allen ce qu’est Woody Allen. Cette fois-ci, le réalisateur amoureux de la France a troqué la blonde et sulfureuse Scarlett Johansson pour Cate Blanchett (teinte en blonde et tout aussi charmante). En maniaco-dépressive, superficielle mais pas trop, elle brille. Son cercle vicieux, ses délires drôles et douloureux nous rendent fous. Fous d’elle. Elle manie le pleur, l’alcoolisme et le Xanax comme personne. Elle tombe amoureuse de l’argent comme personne. Et se voile la face comme personne. Si bien qu’à la sortie, perdus comme elle l’est, on en vient être en manque de ses crises d’angoisse. Vite du Xanax !

 

 Ariane Riou



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