Bastian Baker « Je suis un homme plein de contradictions ! »

A seulement 21 ans, Bastian Baker est auteur-compositeur-interprète. Après avoir fait les premières parties entre de Nolwenn Leroy, ce jeune Suisse vient à présent en France présenter son album « Tomorrow May Not Be Better ». Révélé en France par sa reprise de la chanson « Hallelujah », il sera au Bikini le 9 juin prochain. Rencontre avec cet artiste de talent.

 

Bastian Baker, pouvez-vous nous parler de votre parcours musical ?

Cela fait plusieurs années que je fais de la musique avec des amis. Avec notre groupe, nous avons fait une centaine de concerts l’année dernière en Suisse et surtout, nous avons eu le privilège de participer à l’émission « Taratata ». Se produire aux premières parties de certains artistes comme Nolwenn Leroy fut un véritable tremplin pour notre avenir artistique. A présent nous avons la chance de faire une tournée en France.

 

Avant tout cela vous étiez hockeyeur professionnel…

Exactement ! J’ai pratiqué ce sport un moment !

 

Alors pouvez-vous nous dire dans quelle circonstance avez-vous été découvert pour la musique ?

Mon plus grand rêve a toujours été d’être sur scène et c’est le père d’une amie qui l’a réalisé en me proposant de devenir mon producteur.

 

Pourquoi avoir intitulé votre album “Tomorrow may not be better*” (il se peut que demain ne soit pas mieux)*

C’est le titre d’une chanson que j’ai écrite lorsque j’avais 18 ans. Je me suis toujours promis que le titre de mon prochain album serait celui de cette chanson. Car il fait le lien entre ma vie d’avant et celle que je vis actuellement. Je me sens très concerné par le temps qui passe trop vite et ses paroles ont pour moi comme un effet thérapeutique.

Elle relate une partie de votre vie ?

Oui. Une période de ma vie où j’avais l’impression de « stagner ». A la fin de l’écriture de cette chanson on se rend compte que l’on peut aborder une journée différemment, essayer de faire que celle-ci soit plus attractive. C’est un peu devenu ma philosophie de la vie. Le dire de cette manière fait peut-être un peu cliché, mais j’aimerais faire passer ce message : « profitez et appréciez chaque instant ».

 

Du haut de vos 21 ans, vous êtes auteur-compositeur-interprète…

Tout à fait. Je compose un peu au feeling depuis l’âge de 15 ans. Certains titres ont à présent quelques années comme « Having fun » ou encore « Planet Earth ». Je peux ne rien écrire pendant trois mois et a contrario créer cinq, six compos en l’espace d’un mois. J’ai une écriture très spontanée qui je pense se ressent un petit peu sur l’album. Le studio est un endroit où l’on peut être très créatif, où l’on peut amener de nouvelles choses.

 

Vous voulez dire que sur cet album il y a certaines chansons que vous avez composées lorsque vous aviez 15 ans ?

Oui, mais nous les avons réactualisées. Pour ce qui est du live nous les retravaillons également. J’aime bien réarranger et redécouvrir les chansons plutôt que de toujours les interpréter de la même manière.

 

De quoi vous inspirez-vous pour écrire ?

Je n’ai pas vraiment de thème de prédilection. Peut-être celui qui revient régulièrement concerne la notion du temps qui nous échappe. Pour ma part le temps me fascine. L’important pour moi est d’écrire ce que je ressens et de trouver la mélodie qui conviendra.

 

Vous voulez conquérir la France mais vous composez seulement en anglais…

(Rires) Je suis un homme plein de contradictions ! La Suisse est un pays qui parle beaucoup l’anglais. La musique anglophone m’a bercé depuis que je suis tout petit, plus que la chanson française. Lorsque je me suis mis à composer, c’est vrai que c’est venu spontanément. A côté de cela j’adore le français. Je trouve que c’est une langue très riche.

 

C’est un album aux sonorités pop-folk. Ces dernières résonnent-elles lors de vos concerts ?

En fait, pas tout à fait. En concert c’est un petit peu plus rock par définition car je joue de la guitare accompagné de mes amis sur scène. Le rock dégage toujours une superbe énergie et ne laisse jamais indifférent.

 

Le public vous a découvert avec la chanson « Hallelujah ». Pourquoi l’avoir reprise ?

Pour la petite anecdote, nous étions en studio, j’avais une sélection qui m’était propre, et j’ai eu tout simplement envie de l’enregistrer. De base c’est une chanson incroyable, la compo est magnifique. Je l’ai découverte à travers Jeff Buckley. Nous avons donc fait une première prise pour nous. Nous avons filmé et mis la vidéo sur Youtube. Les internautes l’ont visionnée et les radios ont suivi le mouvement. Je suis content que ma modeste contribution soit appréciée. Ce n’est pas un plan marketing caché depuis deux mois pour vous dire la vérité !

 

Il y a la chanson « Love machine », où vous sous entendez que les filles sont dangereuses…

(Rires) C’est une chanson particulière sur l’album. Je l’ai écrite quand j’avais 17 ans. J’ai eu une image comme ça d’une femme magnifique qui sortait d’un hangar un peu enfumée avec un côté mystique. Cette femme en question écume la ville comme une criminelle, c’est une femme dangereuse. Pour le coup, c’est une fiction, du genre musique de film.

 

Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

Cela dépend. Je joue souvent en « solo ». Mais quand je suis avec mon groupe, nous en avons. Nous nous mettons en rond, nous nous prenons par les épaules. Je fais un petit discours général par rapport à la ville où nous nous trouvons, pour nous motiver et être à « fond » lorsque nous sommes sur scène. Puis, nous sommes reconnaissants à chaque fois de la chance que nous avons de monter sur scène.

 

Vous serez le 9 juin prochain au Bikini, avez-vous un mot pour votre public toulousain ?

Je ne connais pas du tout le public toulousain. J’ai hâte de le découvrir. On m’a dit que c’était un public chaud. Je me réjouis de venir à sa rencontre et j’espère qu’il viendra également à la mienne.

Propos recueillis par Elsa Nardari

 



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