Babx « Drones personnels »

Quatre ans après son dernier album, Babx revient sur le devant de la scène avec « Drones personnels ». Cet auteur-compositeur interprète a déjà plusieurs collaborations à son compteur avec entre autres Camélia Jordana, « L » ou encore Julien Doré. Il sera de passage le 18 avril à la Dynamo de Toulouse. Rencontre avec un artiste de talent.

 

Babx, votre dernier album « Cristal Ballroom » date de 2009, que s’est-il passé ces quatre dernières années ?

Plein de choses ! Dans un premier temps suite à la sortie de l’album, je suis parti sur les routes pendant un an, un an et demi. J’ai enchaîné avec la réalisation de l’album “L” et celui de Camélia Jordana, qui a pris pas mal de temps, puis la participation à la tournée de cette dernière.

En fait, je suis sur plusieurs projets en même temps, j’ai proposé pas mal de musique à droite et à gauche. J’ai commencé à travailler sur un Opéra qui a été présenté à New-York. Je suis également co-programmateur d’un festival à Paris, « Brain Festival » pour aider la recherche sur les maladies neuro-dégénératives. Ce sont quatre années intenses où je n’ai pu trouver le temps plus tôt pour me pencher sur mes propres compositions.

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre dernier album « Drones personnels » ?  

C’est un album que je voulais très plongé dans notre époque. Nous sommes dans une ère technologique, je voulais faire parler les machines, établir un dialogue entre elles et les hommes. C’est l’image des années 2000 que j’avais quand j’étais petit. Puis, parler un petit peu des sentiments également…

 

Avez-vous un thème de prédilection ?

Je peux vous en parler avec un tout petit peu de recul car je sors à peine ce troisième album. En règle générale, ce qui revient régulièrement c’est le thème de la personne. J’aime bien aller chercher un petit peu à l’intérieur de mon âme et de celle des gens qui m’intéressent, ce qu’ils essayent de cacher, leur rêve, leurs espoirs, leurs peurs…

Mais j’essaye aussi de comprendre le monde qui nous entoure, l’époque dans laquelle on vit. Je pense qu’à travers cet album c’est ce qui transparaît et notamment la façon dont je me retrouve dans ce monde, ou pas d’ailleurs… Les femmes aussi reviennent beaucoup, peut-être parce qu’elles sont le centre nerveux de tout cela et qu’elles l’expriment de manière différente que les hommes.

 

Justement il y a une chanson qui traite de la liberté des femmes « Tchador woman »…

Oui tout à fait ! C’est arrivé pendant un grand débat odieux et insupportable sur les femmes voilées, sur lequel tous les politiciens n’arrêtaient pas de s’essuyer les pieds pour pouvoir gagner quelques voix. Ces femmes, représentées comme des entités, soumises, menaçant la République… J’ai trouvé que c’était un gros pied de nez de voir ces femmes d’Arabie Saoudite prendre des risques pour leur liberté, leur intégrité… Elles voulaient montrer que le problème n’était pas avec ou sans voile, ce qu’elles voulaient, c’était être libres ! C’est ce que j’ai voulu mettre en avant dans cette chanson.

 

Vous avez écrit quelques chansons pour l’album de Camélia Jordana et à présent elle est en duo avec vous sur cet album dans « Je ne t’ai jamais aimé »…

Oui, nous nous sommes rencontrés lors de la réalisation de son premier album car elle voulait reprendre l’une de mes chansons. A cette occasion, elle a décidé de me confier une grosse partie de la réalisation de ce dernier. Très rapidement nous sommes devenus complices et il m’a paru naturel de lui proposer de partager une chanson sur cet album.

 

Que représente à vos yeux la ville de Toulouse ?

C’est une ville que j’adore, qui a un rapport très fort avec la musique, elle est un peu la Mecque pour les musiciens dont le grand Manitou est Claude Nougaro. Je suis ravi de revenir y jouer !

Propos recueillis par Elsa Nardari



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