Artus : « Je ne suis pas un intello »

Après son passage remarqué dans l’émission « On ne demande qu’à en rire », Artus sera sur la scène de la Comédie de Toulouse les 25 et 26 octobre. Surprenant avec son nouveau one man show « De A à S », il livre une nouvelle facette de sa personnalité insoupçonnée lors de l’émission. Rencontre en toute simplicité.

 

Pouvez-vous nous parler de votre deuxième one man show que vous avez écrit « De A à S » ?

Le spectacle s’intitule de A à S car j’utilise toutes les lettres qui forment le nom Artus pour raconter une période de ma vie. Pour vous citer quelques exemples « A », comme animation, « R », comme restauration, j’exploite ainsi toutes les lettres pour parler de mon parcours et raconter tout ce que j’ai fait avant d’en arriver là. Je ne peux pas dévoiler toutes les lettres puisque c’est le principe du spectacle. Ce que je peux seulement dire, c’est qu’on finit par le « S » de showbiz, mon quotidien aujourd’hui.

 

Votre spectacle est accessible au grand public…

Oui tout à fait. Je ne suis pas un politique ni un intello. Mon but en accédant à ce métier est de détendre le public pour qu’il passe un bon moment. Pour moi, la scène n’est pas le meilleur endroit pour faire passer des messages.

 

Vous avez participé à l’émission « On ne demande qu’à en rire ». Comment cette aventure s’est-elle passée ?

Très bien. J’y ai pris beaucoup de plaisir. Puis, c’est également un excellent exercice de devoir écrire un à trois sketchs par semaine. Mais je n’oublie pas non plus les belles rencontres que j’ai faites par l’intermédiaire de cette émission, qui a été un énorme tremplin.

 

Se faire une place après ODB, Arnaud Tsamère ou encore Jérémy Ferrari a-t-il été compliqué ? 

Lors de mon premier passage, c’est vrai qu’ils en étaient déjà à leur trentième, voire quarantième. Ils étaient déjà bien connus du public. Après, j’ai eu de la chance qu’il y ait eu le projet d’une nouvelle émission. Les humoristes ont dû partir et du coup, je suis devenu le plus ancien.

 

Etes-vous différent sur scène que ce que l’on a pu voir à la télé ?

Les gens sont surpris en venant me voir car je fais beaucoup d’humour « noir ». Les spectateurs ignorent cette facette-là de moi, que j’ai dû gommer le temps de l’émission parce que Jérémy (Ferrari, ndlr) exploitait déjà ce style d’humour. Et puis « On ne demande qu’à en rire » est diffusée sur France 2, à 18h, heure de grande audience. Sur le service public, nous ne sommes pas très libres. Alors que sur scène, nous avons davantage de liberté.

 

Vous avez à peine 26 ans. Quel a été l’élément déclencheur pour vous lancer dans le one man show ?

Je dois avouer que mes parents ont joué un rôle important quant à mon avenir. Contrairement à certains artistes, je ne peux pas dire : « J’ai tout fait tout seul, mes parents ne m’ont pas soutenu, ils voulaient que je sois avocat. » Non pas du tout. Au contraire, ils ont été présents depuis le début. Ma mère m’a inscrit à mon premier festival d’Avignon en 2010. Elle m’a mis devant le fait-accompli. Un soir, elle est rentrée à la maison, et m’a annoncé la nouvelle en me disant : « maintenant il ne te reste plus qu’à écrire un spectacle ! »

 

Pourquoi ne pas avoir fait cette démarche de vous-même ?

(Réflexion) Je ne sais pas. Peut-être la peur de me lancer.

 

Avec quel artiste aimeriez-vous collaborer ?

Sans hésiter, Tim Burton car je suis fan de ce qu’il fait. J’adore l’univers un peu surréaliste et complétement fou dans lequel il peut nous amener. J’aurai atteint mon but dans la vie, lorsque je figurerai dans le générique de ses films (rires).

 

A présent vous êtes produit par les Chevaliers du Fiel, et vous jouez dans leur premier film qui est  l’adaptation de leur spectacle « Repas de Famille »…

Oui ça y est, c’est tourné depuis environ un mois. Tout s’est très bien passé. Je n’ai eu qu’une journée de tournage. C’est un petit rôle, j’incarnais un policier.

 

Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette nouvelle aventure ?

Les Chevaliers du Fiel m’ont contacté. Ils ont pensé à moi et j’ai sauté sur l’occasion. On ne refuse pas de tels rôles. Je n’ai pas assez de propositions pour me permettre de décliner des demandes (rires).

 

Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?

Non je ne suis pas toqué ! Idéalement, j’aime bien rester au niveau de l’entrée scène une dizaine de minutes avant de jouer. Cela me permet d’écouter ce qui se passe en salle pour essayer de prendre des informations afin de pouvoir rebondir dessus lors du spectacle. J’ai fait du théâtre d’impro depuis l’âge de 8 ans. C’est un avantage, cela me permet d’être en interaction avec le public.

 

Vous serez à la Comédie de Toulouse le Avez-vous un mot pour votre public toulousain ?

« Viendez » Toulousains ! Si vous êtes nombreux, peut-être que j’oublierai que vous avez remporté le Top 14 face à Montpellier en finale alors que nous devions gagner ! (Rires)

Propos recueillis par Elsa Nardari



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