«Amoul Solo» sort son troisième album ; «Ca fait partir du jeu»

«Amoul Solo» qui signifie «Y a pas de problème» en Sénégalais, est un groupe de rock festif 100% toulousain. Créé en 2005, cette «tribu» composée de cinq personnes, vient de sortir le 1er juin dernier, son troisième album «Ca fait partir du jeu». Rencontre avec Raphaël Agosti , le chanteur du groupe.

 

Raphaël Agosti, comment s’est créé le groupe qui apparemment est une histoire de rencontre…

La première rencontre avec le guitariste (Didier Garcia, ndlr), avant 2003, est le fruit du hasard… On écumait les bars. A partir de 2005, on a décidé de former un groupe. Au fur et à mesure des concerts, on a rencontré des musiciens. C’est une histoire d’affinités, d’état d’esprit. On est devenu amis avant de travailler ensemble.

Votre slogan est «On est libre, on est un peu fou de le croire mais on est vivant !» Cela résume votre état d’esprit ?

Oui, à chaque concert, on le crie, on le hurle. C’est vrai que le principe d’être libre, fou et vivant, nous caractérise assez. On a la prétention de croire qu’on est libre, on sait qu’on est fou de le croire mais on reste vivant et on peut faire des spectacles vivants. On essaie de prendre un maximum d’émotions, un maximum de choses.

 

 Et un, et deux et trois albums !

 

Quelle est la différence entre l’album précédent et celui-ci ?

C’est le troisième album et la suite logique des deux autres. Le premier album a été composé alors que nous avions entre 20 et 25 ans. Le groupe a été créé en 2005 mais j’ai écrit des chansons avant. C’est pour ça que dans le 1er album, il y a des chansons très personnelles qui ne sont pas des chansons de groupe. Entre 20 et 25 ans, on sort de l’adolescence, on se cherche encore, on parle de ce qu’on a vu dans son enfance, de ses parents, de la religion… Pour le 2e, on a 30 ans, on est plus ouvert, on parle davantage du monde qui nous entoure. Puis pour le 3e, on a entre 30-35 ans, il y a la vie qui passe, des naissances, des séparations, on se recentre sur soi. Cet album est donc très centré sur nous. C’est l’album de la maturité, il représente tout ce qu’on a fait et qu’on n’a pas fait, avec quelques regrets et ce qu’il nous reste à faire.

 

Pensez-vous que cet album est plus abouti que les précédents ?

Il est plus épuré. On a trouvé notre voie, notre style et ce que l’on a envie de faire. On a mis la musique au service du texte. Ce n’est pas parce que l’on fait du rock festif que l’on n’a rien à dire !

 

Qu’est-ce que votre expérience de sept ans de scène vous a amené à améliorer ?

Tout d’abord à canaliser notre énergie. Maintenant par exemple, je mets un pied de micro car sauter partout on l’a déjà fait, on est connu et apprécié pour ça… Aujourd’hui on essaye d’être plus carré, plus posé mais on garde notre spontanéité et nos délires sur scène ! On répète en condition scénique ; chose que l’on ne faisait pas avant.

100% Toulousains !

 

Dans votre 1er album avec votre chanson «AZF», vous marquiez votre appartenance toulousaine, est-ce que c’est le cas dans cet album ?

Sur la pochette de l’album, un des musiciens montre son tatouage avec la croix occitane où est inscrit «Tolosa», et une des chansons  qui parle des nuits toulousaines qui s’intitule «quand elles dansent». On est très Toulousains, tous les membres du groupe aiment cette ville. Cette appartenance on l’a revendique même quand on va jouer à l’extérieur de Toulouse. «AZF» est d’ailleurs une chanson qui n’est pas prête de quitter la scène.

Quelle y est votre chanson préférée et pourquoi ?

Il y a trois chansons qui me touchent particulièrement. La première, est une chanson marrante : «La route de la joie». C’est une vraie histoire à la Brassens où mon fils parle à la fin. La deuxième,  «Dimadou» a été écrite par un groupe qui s’appelle «Rue Rouge». C’est une chanson d’amour, ce que nous ne faisons pas… Et la troisième, c’est le morceau qui me correspond le plus : «A suivre», parce que c’est le résumé de tout ce que j’ai vécu.

 

Sur scène, on voit que vous êtes habité. Qu’est-ce que la scène vous apporte ?

La scène pour moi, c’est l’endroit où les chansons doivent exister. De nos jours avec un disque tu peux tout faire, tu prends une personne qui ne sait pas chanter mais qui peut sortir un disque. Sur scène, tu ne peux pas tricher. L’interaction avec le public est authentique.

Propos recueillis par Elsa Nardari

                                                                                                                                          «Amoul Solo» : Raphaël Agosti, didier Garcia, Didier Barret, Jérémy Cazorla, Julien Saccü


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