Amel Bent « C’est un album qui vient de mes tripes »

De passage à Toulouse le 02 février prochain, Amel Bent présentera sont prochain album « Instinct » – sortie prévue le 12 novembre. L’interprète de « Ma philosophie » revient avec des chansons aux « ambiances différentes ». Rencontre.

 

Amel Bent, pouvez-vous nous parler de votre prochain album « Instinct » dont la sortie est prévue le 12 novembre prochain ?

C’est un album que j’ai réalisé en essayant de m’affranchir de toutes les barrières que je me suis imposées avec le temps. J’ai également fait des choses qui, en réfléchissant, me ressemblent vraiment. C’est un album spontané et avant tout un opus qui donne l’envie d’évasion. Je l’ai enregistré un petit peu partout. J’ai travaillé avec des Africains, des Américains, des Italiens et bien évidemment des Français. J’ai rencontré de nouveaux auteurs et compositeurs. Au travers des chansons, vous découvrirez des ambiances très différentes.

 

C’est-à-dire ?

Ce nouvel album a plusieurs facettes. On y retrouve des chansons très « Aznavouriennes », mais également Hip-hop. Il y a de la soul, du R’N’B, de belles ballades ainsi que des morceaux qui bougent davantage. J’ai enregistré plus d’une cinquantaine de morceaux mais je n’en ai retenu que douze. L’album sera composé de duos francophones et internationaux. Je chante également en anglais.

 

Dans toutes les étapes de la création de cet opus, vous vous êtes beaucoup investie…

J’ai participé à la composition, aux mélodies… Les chansons, c’est vraiment moi. Je les ai écrites pour la plupart à l’exception d’une. Et j’ai appelé cet album « Instinct » car je n’ai vraiment écouté que mon instinct. Toutes les questions du style « est-ce que cette chanson me ressemble ? » etc… Je les ai bannies. C’est un album qui vient de mes tripes. J’ai osé faire ce dont j’avais vraiment envie.

 

Cela signifie que ce n’était pas le cas pour les précédents ?

Non, pas tout à fait. J’ai toujours chanté ce que je pouvais ressentir au plus profond de moi. J’ai beaucoup partagé avec mon public mes émotions, mes espoirs, mes doutes, mes déceptions, mes rêves… Je me suis confiée sans pudeur à mes fans avec beaucoup d’honnêteté. Mais musicalement, je suis restée cloîtrée dans un seul style. Les autres albums, c’est aussi moi mais avec un seul aspect. Avec « Instinct » j’ai ouvert le prisme de ce que je pouvais faire.

 

Quel a été le déclic pour amener une nouvelle identité musicale ?

Le véritable électrochoc s’est fait lors du précédent album « Délit mineur » qui a moins bien fonctionné. J’ai eu les « Top », les « Flop », j’ai tout vécu. Je sais ce qu’est une carrière en dent de scie, rien n’est jamais acquis. A présent, je sais ce que je veux interpréter. Je n’ai plus peur d’oser de nouvelles choses. J’ai vécu le meilleur comme le pire. Je n’ai plus qu’à faire les choses avec plus de spontanéité. Ces épreuves nous amènent à nous révéler, elles sont un mal pour un bien.. Soit ces étapes de la vie nous mettent KO, soit, elles nous donnent une force et une envie d’être libre et de faire ce que l’on aime.

 

Pour pallier à ce changement vous vous êtes entourée de nouvelles personnes…

Tout à fait. J’ai agrandi la famille avec DJ Kore et Volodia. J’ai voulu casser cette routine. J’ai gardé les gens avec qui j’ai l’habitude de travailler mais j’ai tenu à ouvrir la porte à de nouvelles collaborations. Pour moi c’est le seul moyen d’aller de l’avant et avoir un esprit plus créatif.

 

Qu’est-ce que ces collaborations vous ont-elles apporté ?
C’est DJ Kore qui a réalisé l’album. C’est quelqu’un qui a plus ou moins les mêmes influences que moi. Notre collaboration s’est faite très naturellement. Kore est un véritable artiste. J’avais besoin de m’entourer d’une personne ayant un tempérament fougueux. Il m’a aidée à casser la « case » dans laquelle j’étais. Au-delà du nouveau son qu’il a apporté, il est la bouffée d’oxygène tant espérée par toute l’équipe.

 

Le vendredi 13 septembre, vous avez sorti « Sans toi », premier extrait de votre prochain album, pourquoi ce choix ?

A vrai dire, nous ne nous sommes pas beaucoup « mouillés » avec ce morceau. C’est un mélange entre ce que j’ai fait sur les autres albums et le nouveau son apporté dans ce dernier. Nous avons décidé de faire un retour en douceur.

 

« A présent j’ai envie de défendre l’album sur scène »

 

Malgré le nombre d’albums vendu de « Délit mineur », on peut dire que vous avez la « niaque ». Vous faites désormais partie de la « Génération Golman », et puis vous avez fait l’émission « Danse avec les Stars » la saison dernière…

Carrément ! 50.000 albums, ce n’est pas non plus une grosse déception. Mais c’est vrai que mon orgueil en a pris un coup. Vendre 200.000 exemplaires et tomber à 50.000, c’est vraiment très dur à accepter. A présent, j’ai envie de défendre l’album sur scène. Etre sur scène, c’est mon moteur avant tout. C’est la base de mon métier, de ma passion, c’est pour cette raison que j’ai voulu être une artiste.

 

Suite au précédent album, vous n’aviez pas fait de tournée. Cela fait trois ans que vous n’êtes pas montée sur scène. Qu’est ce qui nous attend ?

Au travers de ce spectacle, j’assume ma schizophrénie musicale ! (Rires) Je voyage d’un genre à un autre. Avec de vraies ambiances différentes, de lumières, de décors. Il y aura du show, de la danse, du chant. Des moments plus intimistes, de la récréation et de jeux de scène. Tout un chacun peut s’y retrouver entre les différentes influences : de variétés françaises, de R’n’B, de soul… Pour moi, c’est un spectacle qui peut plaire à une famille entière de 7 à 77 ans.

 

Propos recueillis par Elsa Nardari



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