« Indigo » ou quand la passion rime avec le talent

C’est un pari un peu fou dans lequel s’est lancé le réalisateur toulousain Thierry Obadia. En co-production avec des américains, il tourne actuellement entre la Tunisie et nos Baronnies pyrénéennes un thriller paranormal, « Indigo » (avec notamment Michel Jonasz, Philippe Nahon…et un jeune talent, Pascal Jardel, dans le rôle phare). Un film qui devrait être présenté dans quelques mois au mythique festival de Sundance initié par Robert Redford.  Votre hebdo a eu la chance de passer une journée sur ce tournage. L’occasion d’y rencontrer un réalisateur passionné, qui partira monter son film à New-York,  avec son actrice principale Alexia Barlier, vue dans « Dialogue avec mon jardinier » aux-côtés de Daniel Auteuil et Jean-Pierre Darroussin.

Par Thomas Simonian. Photos : Elsa Nardari

 

L’actrice principale du film nous parle du tournage et de sa carrière

Quel a été votre premier sentiment à la lecture du scénario ?

J’ai été super surprise, j’ai beaucoup aimé. C’est un mélange des genres avec du fantastique, une dimension spirituelle, une histoire d’amour, un côté thriller … C’est un vrai changement avec ce que l’on peut lire habituellement. Mais quand on se lance dans un tel projet, c’est aussi la rencontre avec un personnage, et le mien dans ce film est fantastique. C’est une femme qui n’a jamais eu beaucoup de chance mais qui est positive, qui se bat, qui est généreuse … C’est un rôle que j’avais envie de défendre.

Comment se passe le tournage ?

Il y a un lien très fort entre toute l’équipe sur ce tournage. Il y a toujours des imprévus, il faut se serrer les coudes et trouver des solutions ensemble. Cet esprit d’équipe ne se retrouve pas forcément sur tous les projets.

« Indigo » s’inscrit-il dans un plan de carrière précis ?

Je choisis mes films en fonction de mes coups de cœur et des personnages. J’aime particulièrement les films qui montrent une belle image de la femme. Je suis assez féministe, et je souhaite participer à des films où la femme est respectée et mise en valeur

 

 

Thierry Obadia : « Donner le maximum de moi-même dans ce projet »

 

Est-il difficile de porter un projet comme « Indigo » ?

Vous savez, aujourd’hui, dans le cinéma, on parle d’abord budget et ensuite on parle projet. Pour ce film, j’ai donc monté une société avec des associés, et ensuite nous sommes allés chercher des investisseurs. Il faut donc se battre pour monter un film de manière indépendante.

Comment est née l’idée d’ « Indigo » ?

C’est avant tout parce que je suis tombé amoureux de Tozeur en Tunisie. Il fallait que j’invente une histoire à partir de ce lieu. Et puis, je suis fan de Marvel, des super-héros américains ; cela m’a donné envie de créer un héros qui se bat sans armes. Akim, mon personnage principal, se bat donc avec des potions « bio », l’énergie terrestre, le magnétisme …  « Indigo », c’est donc la rencontre entre un lieu et un héros.

Comment choisissez-vous vos comédiens ?

Ce sont des coups de cœur. J’avais adoré Alexia Barlier dans le film « Dialogue avec mon jardinier ». Face à Daniel Auteuil et Jean-Pierre Darroussin, elle y était fabuleuse. Pour Philippe Nahon, j’étais fan et je l’ai appelé au culot. On a commencé par s’engueuler (rires), à ne pas être d’accord et puis il a adoré le scénario … Il marche comme ça. C’est un homme vrai. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’Albert Delpy a rejoint lui aussi notre projet. Quant à Michel Jonasz, je le voulais absolument.

Pour le premier rôle, vous avez fait confiance à un nouveau venu sur grand écran, Pascal Jardel …

Je travaille avec Pascal sur plein de projets depuis plus de dix ans. C’est un passionné en qui j’ai vite vu le comédien … Dans mon premier film, il tenait déjà un petit rôle et cela s’était très bien passé. Je savais qu’Akim, c’était lui ! Je voulais un homme fin, le contraire du baraqué, l’anti-héros qui se fond dans la nature. C’était Pascal, il n’y avait pas de doute.

Vous avez déjà peur de l’accueil que vous réservera le public ?

Bien sûr. J’espère que le film plaira au plus grand nombre. Mais ce qui me tient à cœur, à vrai dire, c’est de donner le maximum de moi-même dans ce projet. Je ne veux pas avoir de regrets.

 



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