9 mois fermes, d’Albert Dupontel: D comme Dupontel, D comme déjanté

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Il est dingue ce Dupontel. Dingue et drôle. Lorsqu’on croit qu’il a peut-être atteint ses limites dans la comédie burlesque, il en remet une couche. Et une bonne couche. Pas de bon goût, juste du trash et du border line. Lui, dans son personnage de serial killer. Globophage même ! Oui, oui, il mange des yeux, si ça c’est pas déjanté ? Sandrine Kiberlain, elle, joue le rôle d’une juge déboussolée. Pourquoi ? Parce qu’elle est enceinte du globophage. Un bébé pas très bon chic-bon genre pour une magistrate de renom. Au-delà du scénario qui vaut son pesant de cacahuètes, tout est drôle. Même les seconds rôles. Lorsque Jean Dujardin, en traducteur sourd-muet pour la télévision, doit mimer le globophage, on pouffe ridiculement et irrésistiblement. Bref, pour faire pouffer le public, Dupontel a choisi le loufoque. L’histoire hilarante sur le papier, qui, incarnée par des acteurs qui se prêtent complètement au jeu, offre la surprise comique de cette rentrée. Le vrai moment cool, celui où à la sortie du cinéma, on répète avec ses camarades les 1000 répliques et scènes du film qui marquent les esprits. Un vrai strike sur les quilles du cinéma français.

 

Ariane Riou



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