20 ans d’écart, de David Moreau: Cougar town

Tout est dans l’énoncé. Balthazar (Pierre Niney) rencontre Alice (Virginie Efira). Elle travaille pour un magazine de mode, quand lui est étudiant en architecture. Pour rajeunir son image au sein de sa rédaction, Alice devient une cougar, spécimen en vogue, type femme mûre en quête de jeunot. Des séries américaines aux couples hollywoodiens, les histoires de femmes félines pleuvent à torrents depuis quelques années. S’agirait-il d’un repas réchauffé, servi sur un plateau ? Grosse erreur, car l’ensemble est tout simplement distrayant. Même si l’innovation ne porte pas le scénario, les scènes ponctuées de petites blagues finement écrites et interprétées amusent franchement. Certaines séquences s’enchaînent parfois péniblement, troublant parfois la concentration du  spectateur.  Mais la réalité du jeu d’acteur dépasse les tares du film. Pierre Niney, dont le générique ne manque pas de rappeler sa présence à la Comédie française, surprend une nouvelle fois. Il est pur, il est innocent, il est amoureux. Ces derniers temps, un vent d’air frais souffle sur le genre de la comédie romantique (Happiness Therapy est un succès au box office et l’actrice principale, Jennifer Lawrence, a même été oscarisée la semaine dernière).  20 ans d’écart est la petite brise française qui manquait.

 

Ariane Riou



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