1995 « Paris Sud minute »

Après avoir sorti deux Ep concluants, les membres du collectif 1995 n’avaient pas l’intention d’en rester là. Leur premier album « Paris Sud minute » sorti fin 2012 rencontre un franc succès. Aujourd’hui le groupe est sur les routes pour rencontrer leur public. Escale oblige à Toulouse le 13 avril pour la seconde fois sur la scène du Bikini. Rencontre avec l’un des membres, Fonky Flav.

 

 

Pouvez-vous nous présenter le groupe 1995 ? Depuis quand existe-t-il ?

C’est très simple, nous sommes six : 5 rappeurs et 1 DJ compositeur. Nous sommes issus de Paris Sud. Nous avons commencé fin 2008, début 2009 à faire de la musique ensemble, puis quelques scènes notamment dans la région parisienne. En 2011, nous avons sorti notre premier Ep de huit titres « La source », puis un second « La Suite » en 2012 de huit titres également et fin 2012 nous avons lancé notre premier album « Paris sud minute ».

 

Pour quelle raison vous appelez-vous « 1995 »? Vous êtes nostalgique de cette année-là ?

Non, nous ne sommes pas nostalgiques, c’est seulement un petit clin d’œil à l’année 95. C’est une année de Rap qui nous plaît bien, que ce soit dans la production que dans la manière de faire les choses.

 

Vos influences sont issues de cette année-là ?

Entre autres. Mais aujourd’hui nous écoutons davantage du Rap de notre génération.

 

« Paris Sud minute » c’est pour votre provenance, mais pourquoi « minute » ?

Tout à fait. Il y a une expression qui est « la New-York minute », qui se traduit par un laps de temps où il se passe énormément de choses. Nous avons souhaité ramener ça à notre quotidien d’où « Paris sud minute ». Il y avait également un délire avec la temporalité et le mot « minute » .Nous travaillons beaucoup dans l’urgence, cela nous correspond plutôt bien.

 

Comment décririez-vous ce premier album ?

« Sincère », est le premier mot qui me vient, « spontané » également… (Réflexion) Je ne sais pas exactement, mais je peux vous dire que nous en sommes très fiers.

 

Vous collaborez dessus avec des producteurs américains…

Avant de débuter ce disque, nous avons reçu beaucoup de compositions instrumentales. Il y en avait une centaine, nous les avons toutes écoutées et certaines d’entre elles sont arrivées des Etats-Unis car nous avions des contacts sur place.

 

Du coup comment avez-vous abordé la composition de l’album ? Vous vous êtes adaptés aux versions instrumentales que vous avez reçues ?

Nous ne nous sommes pas donnés de ligne directrice. Nous avons choisi dix-huit compos et développé les thèmes autour des musiques. Nous avons organisé tout cela pour que ce soit cohérent, et il correspond bien à l’idée que nous en avions.

 

Comment vous êtes-vous réparti le travail ?

Nous nous sommes mis d’accord sur une « instru ». Chacun d’entre nous est allé écrire dans son coin en fonction du thème que nous avions déterminé ensemble. Puis nous nous retrouvons pour comparer nos textes…

 

Il y a un titre dans cet album qui interpelle c’est « Pleure salope »…

Effectivement il peut interpeller voire choquer. On pourrait penser que c’est de la misogynie, il n’en est rien. Nous racontons trois histoires à travers cette chanson. Certaines sont vraies d’autres inventées sur des personnes à qui nous ne voulons pas que du bien.

 

Vous revenez à Toulouse après le weekend des Curiosités de 2012. Quel souvenir gardez-vous de votre public toulousain ?

Nous avons beaucoup apprécié ce festival. Nous avions partagé, entre autres, la scène avec Iam. Nous gardons un très bon souvenir de Toulouse, le public était génial. Nous avons hâte de le retrouver et de passer à nouveau un excellent moment !

 

Propos recueillis par Elsa Nardari



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