16 ans ou presque, de Tristan Séguéla: Crise d’adulte

Lorsqu’Arnaud perce son premier bouton d’acné, il a 34 ans. Aussi bizarre que cela puisse paraître, il vient de pousser la porte de l’adolescence. Le grand avocat philosophe qui a grandi trop vite est atteint d’un syndrome de puberté tardive. Arnaud, c’est Laurent Lafitte. Et sans lui, « 16 ans ou presque » n’a aucun intérêt. C’est lui qui campe les bonnes blagues, lorsqu’il découvre les « restaurants kebab» ou quand il se surprend à dire « zarbi » à tout-va. Un décalage qui aurait au moins pu avoir l’avantage de faire rire les deux générations concernées. Autour de Laurent Lafitte, gravite la bande d’ados de son frère de 16 ans, censée apporter la fraîcheur comique. Mais, très vite, on se heurte à l’amateurisme des jeunes acteurs. Ils interprètent leur propre caricature avec un manque de finesse digne des mauvaises séries B. Ce qui est d’autant plus affligeant qu’ils sont supposés jouer ce qu’ils sont dans la vie. Si bien que le film finit par devenir un simple ramassis de clichés. Dommage pour un thème qui en a tant sous le capot. Et sous la pustule.

 

 

 

 

 

Ariane Riou



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