Yvan Muller; Champion du Monde WTCC 2008 sur SEAT

Un Champion du Monde en titre qui n’a pas la grosse tête, en plus dans le sport automobile, je vous aurai assuré que cela n’existait pas. Yvan Muller, l’ex-roi de la glisse, aujourd’hui auréolée du titre WTCC 2009 des pilotes avec SEAT, n’a pas changé. Toujours aussi simple, humble et professionnel Yvan le Terrible sera la vedette de cette unique manche Française du WTCC. Le vainqueur 2009 sera connu, après la dernière des 24 courses de la saison qui se disputera au soir du 19 novembre, sur le circuit chinois de Macao.

 
Comment avez-vous abordé la saison 2009 ?
Être champion du monde, cela vous apaise, forcément. Je l’ai donc abor­dé avec beaucoup plus de sérénité que la saison 2008, alors que j’étais resté sur un échec. Mais je n’ai pas roulé les mécaniques pour autant. Je me présenté à Curitiba avec beaucoup d’humilité, sans trop savoir où nous en étions sur le plan de la compétitivité par rapport à nos adversaires. J’avoue que j’ai été un peu surpris par le résultat. De toute façon, je ne veux plus jamais d’une sai­son sous pression comme celle que j’ai vécue en 2008. En fait, je me suis mis la pression tout seul. Mais il ne faut pas non plus être trop cool, si on veut conserver nos titres.

Un deuxième titre consécutif cette saison ?
En WTCC, tout est possible. Je veux faire aussi bien qu’en 2008. Ce sera compliqué, car il y a aussi les nouvelles règles de qualifications, avec le principe de la super pole pour les dix premiers. Sur nos tractions avant, les pneus ne sont exploitables que sur 1 tour. Les propulsions peuvent en avoir 2 ou 3 pour faire un temps. Alors il faudra déjà s’employer afin d’être dans les 10 premiers et avoir accès à la Q2 si on veut être en pole. En 2008 cependant, nous n’étions pas non plus les plus rapides, et pourtant nous avons gagné, car les autres ont fait des erreurs.

 

Y a-t-il une recette magique pour gagner en WTCC ?
Il est impératif d’être régulier dans un championnat comme celui-là. Il faut essayer de marquer à chaque fois, en gérant le handicap de poids. Ce qui a fait notre force, l’an dernier, dans le Team SEAT, c’est le travail d’équipe. Pilotes et ingénieurs partagent les informations. Nous faisons de nombreux briefings au cours desquels tout est mis sur la table au profit de l’ensemble de l’équipe. Chacun peut utiliser les infos de l’autre, c’est notre force. Ailleurs règne une rivalité entre les équipes qui n’existe pas chez nous, parce que pour SEAT, le plus important est le titre constructeur. Je prends un exemple concret : l’an dernier, à la dernière course (Macao), le titre se jouait entre Gabriele Tarquini et moi. Eh bien, même à ce stade, après les essais libres et les qualifications, nous discutions encore tous les deux, très ouvertement, des meilleures options de régla­ge possibles, nous échangions comme nous l’avions fait tout au long de l’année, comme si nous n’étions pas les deux derniers prétendants à la couronne mondiale ! SEAT a remporté les deux titres grâce à une bonne stratégie d’équipe. Alors, si nous conservons cette ligne de condui­te, nous pourrons surmonter d’autres handicaps.



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