Vos enfants en danger !

Noël est l’époque des cadeaux et c’est souvent le moment que choisissent tous les gens bien intentionnés pour offrir un téléphone portable. Attention à ce que le rêve ne devienne pas cauchemar surtout pour les enfants…

 
Champs électromagnétiques : danger !

Les risques de cancer du cerveau seraient deux fois plus élevés chez les personnes ayant utilisé un téléphone portable mobile au moins une heure par jour sur une période de dix ans, selon des travaux de Lennart Hardel et Kjell Hanson Mild, publiés dans diverses revues dont celle de l’Occupational Environmental Medecine. Pour les deux chercheurs suédois, les normes internationales censées protéger les utilisateurs contre les radiations seraient insuffisantes. Leurs conclusions sont fondées sur des études menées en Suède, au Danemark, au Japon, en Finlande, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Qu’est-ce qu’un champ électromagnétique (CEM) ?

C’est le couplage d’un champ électrique et d’un champ magnétique. Le champ magnétique n’apparaît que lorsque le courant circule ; plus l’intensité du courant est élevée et plus le champ magnétique est important. Les CEM qui ont fait l’objet des études sur la santé sont ceux dont la fréquence se situe entre 1 hertz (1 Hz) et 300 gigahertz (300 GHz), et se décomposent schématiquement ainsi :
- Les champs de basse fréquence (entre 1 Hz et 10 KHz), qui incluent aussi les champs d’extrêmement basse fréquence (1 Hz à 300 Hz), appelés ELF (Extremely Low Frequency). Les plus utilisés sont ceux ayant une fréquence de 50-60 Hz, soit la fréquence de l’électricité domestique que nous utilisons en permanence. Les sources d’exposition principales sont nombreuses : lignes électriques, transformateurs, câbles souterrains, voies ferrées, éclairages publics et, plus près de nous, installations électriques domestiques, appareils ménagers, photocopieuses, ordinateurs…
- Les champs de radiofréquence (RF) dont la fréquence est comprise entre 1O KHz et 300 GHz et qui incluent les champs d’hyperfréquence (entre 300 MHz et 300 GHz) dont une partie appartient aux micro-ondes. Ils ont pour principale origine les antennes de radio et téléphone, de radar, de téléphonie mobile, mais aussi les fours à micro-ondes.

Les lignes à haute tension

Les lignes à haute tension relèvent des ELF. Depuis au moins 2005, les résultats de plusieurs études dont la plus vaste étude statistique sur le risque de leucémie chez l’enfant, associé à la proximité des lignes H.T., menées à ce jour, établissent nettement une corrélation entre distance des logements et fréquence des cas de leucémie. Ainsi, les enfants vivant à une distance entre 200 et 600 mètres d’une ligne H.T. auraient 23 % de risques supplémentaires d’être atteints de ce cancer. Pour ceux vivant à moins de 200 mètres, ce taux s’élèverait à 70 % par rapport aux enfants habitant dans un rayon de 600 mètres. C’est énorme. Les experts estiment que la fréquence des leucémies double pour une exposition régulière supérieure à 0,4 µT (microTesla). Ceci peut s’avérer valable pour des personnes exposées fortement et régulièrement à ces champs ELF (conducteurs de trains, personnes travaillant près d’appareils électriques puissants, couturières…) On estime également que les cas de leucémies imputables aux rayonnements ELF se chiffrent entre 200 et 2 000 par an dans le monde (pour 11 millions de cas de nouveaux cancers). Par ailleurs une étude du Dr Savitz, épidémiologiste américain met en évidence des pathologies cardio-vasculaires irréversibles et celle du Dr Perry sur les troubles neurologiques, les dépressions et les suicides, les avortements spontanés et les ruptures d’ADN… Ces données viennent confirmer l’avis du CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) qui classait dès 2001 ces CEM dans le groupe 2b des agents potentiellement cancérigènes. Certaines études montraient un risque accru de cancer du sein chez des femmes non ménopausées exposées à de forts niveaux d’ELF. A noter que certains vétérinaires se sont penchés, et ce dès le début des années 70, sur les effets des lignes haute tension sur le bétail (maladies diverses, taux élevés de mortalité, baisse de la fertilité et de la production de lait…).

Téléphonie mobile : danger !

L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) avait financé fin 2008 une étude sur l’impact des radiofréquences à Besançon et à Lyon qui malheureusement n’a pas donné lieu à de grandes décisions. Pendant une semaine, 400 volontaires ont porté un dosimètre. Les trois millions de mesures récoltées montrent que la grande majorité des expositions est due au téléphone portable, au sans-fil domestique (DECT) et au four à micro-ondes. Coordinateur de l’étude, l’épidémiologiste Jean-François Viel note qu’il s’agit de résultats préliminaires, à affiner, notamment en ce qui concerne le Wi-Fi, «qui émet dans la même gamme de fréquences que le four micro-ondes». L’utilisation du téléphone mobile est néfaste pour la santé, et pas seulement au volant. Une analyse portant sur dix-huit études conclut qu’au-delà de dix ans d’utilisation d’un cellulaire, le risque de développer une tumeur cérébrale maligne – le gliome – du côté où l’appareil est porté à l’oreille serait multiplié par deux. Cette affection touche chaque année environ 6 personnes sur 100 000. Pour les atteintes du nerf acoustique – le neurome – le risque serait deux fois et demi plus élevé, dans ces mêmes conditions

Minimiser le risque

Concernant plus directement les consommateurs, l’urgence est de concevoir et de diffuser des campagnes nationales d’information pour promouvoir les bonnes prati-ques, telles que préconisées par l’AFSSET, à savoir :
- Eviter les conversations longues et inutiles, surtout quand la réception est mauvaise.
- Changer d’oreille régulièrement.
- Eloigner l’appareil le plus possible de l’oreille, surtout en début d’appel où la puissance est la plus forte.
- Eviter de téléphoner en se déplaçant (train, voiture ou bus qui en plus font cage de Faraday), car à chaque fois que l’on change d’émetteur, la puissance d’émission du téléphone est à son maximum. Il faut savoir qu’entre son niveau mini et maxi, celle-ci peut être multipliée par 1 000.
- Attention également aux zones de mauvaise réception qui, comme dans le cas des déplacements, font augmenter la puissance de l’appareil.
- Privilégier l’utilisation du kit piéton (oreillette) inclus dans tous les coffrets depuis 2 000.
- Acheter de préférence un téléphone dont le DAS (Débit d’Absorption Spécifique) est le plus bas possible et dont la mention est désormais obligatoire sur les fiches de vente.
- Ne jamais téléphoner au volant, d’abord parce que c’est interdit, et surtout parce que c’est encore le risque le plus prouvé et le plus direct : augmentation de 1,5 à 4 fois (selon les études) du risque d’accident.
- Ne pas acheter de téléphone aux enfants de moins de 12 ans a priori les plus fragiles. Principes de précaution et de prévention bien appliqués commencent par soi-même.

Les antennes-relais

Les niveaux d’exposition maximum autorisés en France, même si des réflexions sont en cours pour baisser la puissance émettrice, sont nettement supérieurs à ceux des autres pays. D’autre part, les niveaux moyens varient considérablement d’un endroit ou d’une ville à une autre. A Paris, par exemple, les accords entre municipalité et opérateurs prévoient des seuils d’exposition beaucoup plus faibles que la réglementation nationale, posant de fait un problème d’égalité des citoyens devant les risques et devant la loi.

Le choix du téléphone

Tout téléphone portable possède un indice dit DAS ou indice de Débit d’Absorption Spécifique également connu sous sa dénomination anglaise (SAR, pour Specific Absorption Rate). Il mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable vers l’usager lorsqu’il fonctionne à pleine puissance, dans les pires conditions d’utilisation. Depuis la parution du décret du 08 octobre 2003, les mobiles destinés à être utilisés en France doivent présenter un indice DAS inférieur à 2 W/Kg au niveau du tronc et de la tête. Cette norme, largement inspirée par les lobbies de la téléphonie, semble largement laxiste et le seuil de risque selon les experts indépendants devrait être ramené à 1, voire 0,5 W/Kg.  Si vous avez acheté votre mobile en France, vous devez disposer de son indice DAS. Les opérateurs communiquent sur l’indice DAS des mobiles, mais plus ou moins bien. Une enquête menée dans les différents points de vente montre que la majorité des vendeurs ne sont pas formés sur le DAS, ignorant même parfois sont existence… Mais, par décret du 12 octobre 2010, à partir d’avril 2011, le DAS de chaque appareil mobile devra être affiché sur les lieux de vente et présent sur les brochures et publicités des opérateurs.

Avis d’écologiste

Inlassablement depuis plusieurs années, nous vous alertons sur les risques liés aux ondes électromagnétiques en général et aux téléphones portables en particulier. N’achetez pas de téléphone dont le DAS serait supérieur à 0,5. C’est vous qui devez l’exiger ; il y en va de votre santé. Par ailleurs attention au Wi-Fi dont les ondes sont comparables à celles des micro-ondes… Enfin, le crâne des enfants (moins de 12 ans) incomplètement formé est perméable aux ondes, cela montre le niveau d’irresponsabilité des parents qui achètent ces gadgets et de ceux qui les vendent. Bravo à la ville de Valence qui a interdit depuis 2009 les antennes relais à moins de 100 m des écoles et crèches. Bravo à Paris qui a appliqué le principe de précaution en neutralisant toutes les bornes Wi-Fi de ses médiathèques. Bravo à San Francisco qui vient d’imposer l’information du grand public sur le DAS, ce qui lui vaut un procès des constructeurs… Si c’est bien de la responsabilité de vos élus que de prendre des mesures conservatoires pour votre santé, vous êtes aussi des citoyens capables de faire des choix alors montrez-le en devenant “consoacteurs” ! La médecine chinoise dont le but est de prévenir les maladies et non de les guérir s’appuie sur l’énergie du corps et son magnétisme, alors imaginez vos cellules déboussolées entre Wi-Fi, portables, téléphones DECT, alarmes sans fil, télécommandes…De quoi perdre le nord…



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