Toulouse, capitale internationale de Cancérologie

Du 1er au 5 octobre, Toulouse a rassemblé 700 congressistes à l’occasion de deux rendez-vous majeurs dédiés à la lutte contre le cancer, au Centre des Congrès Pierre Baudis. Du 1er au 3 octobre, les experts invités par la Fondation Recherche et Innovation Thérapeutiques en Cancérologie (RITC) ont partagé les fruits de leurs recherches sur la compréhension du Cancer et l’innovation dans les traitements. Puis les 4 et 5 octobre, la ville rose a accueilli pour la première fois le Congrès National des Réseaux de Cancérologie organisé par le Réseau de Cancérologie de Midi-Pyrénées Oncomip. Ce dernier congrès a été l’occasion de faire un point sur l’association activité physique et Cancer. S’il y a quelques années, toute activité physique était proscrite, les spécialistes semblent aujourd’hui revoir leur copie. Plusieurs expériences et études ont été menées et ont démontré les bienfaits de l’activité physique en prévention, pendant et après le cancer, sous surveillance et conditions bien sûr. A la tribune, le Professeur Daniel Rivière, responsable du service d’exploitation de la Fonction Respiratoire et médecine du sport au CHU de Toulouse, introduit les différents travaux réalisés ces dernières années. Le Professeur Martine Duclos du CHU de Clermont-Ferrand présente les résultats d’une étude de 2011, une analyse portant sur 12 000 cas après traitement de cancer du sein. Selon cette étude, les cas de récidive chuteraient de 34% si la personne atteinte pratique une heure de marche par semaine.

 

« Notre sédentarité est un facteur de risque »

 

Pour le Professeur Martine Duclos « notre sédentarité est un facteur de risque pour les cancers du sein et du colon. Pratiquer une activité physique n’est pas délétère pour le patient ». Lorsqu’un patient pratique une activité physique il est moins sujet à la fatigue,  l’anxiété ou la dépression. Gymnastique, escrime, karaté, autant de sports que des patients ont testé sous contrôle médical, des activités sportives qui permettent une rééducation, un travail sur soi très bénéfique. Reste maintenant à sensibiliser et à former des encadrants, des éducateurs sportifs spécialisés qui travailleront de concert avec les cancérologues « prescripteurs » pour pouvoir accueillir les patients dans les meilleures conditions.

 

Marie-Agnes Espa

 

 

 



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