Une campagne, pourquoi faire ?

La politique haut-garonnaise va finir par mettre les journalistes politiques au chômage technique (sic) ! Pas de surprises, des écarts entre socialistes et UMP qui ne cessent de se creuser, peu d’enthousiasme… Quel régal les amis ! Bon que dire… Si ce n’est que la prime aux sortants est évidente. Pire, s’il n’y avait pas eu d’éparpillement des voix avec un nombre de candidatures parfois surréaliste, ces sortants-là (Catherine Lemorton, Gérard Bapt, Martine Martinel, Françoise Imbert, Monique Iborra et Patrick Lemasle) seraient sans doute déjà députés ! Quant à la nouvelle venue, Carole Delga (8e circonscription), ne lui demandez pas de revenir en deuxième semaine… Son élection est déjà «bouclée» (50,62%). Le «parachuté» Christophe Borgel a réussi son atterrissage sur la 9e et Kader Arif aura maîtrisé les dissidences sur la 10e. Non la gauche n’a jamais été aussi forte ! Il restait le cas de la troisième circonscription et le match Simon/Fillola aura tenu, comme promis, toutes ses promesses. Sur le finish le médecin toulousain devance le maire de Balma, qui élégant et fidèle à son camp annonce via un communiqué : «C’est parce que j’ai mené campagne dans l’honneur, dans la dignité et dans la fidélité à François Hollande que je ne créerai pas les conditions de la division en maintenant ma candidature. J’appelle solennellement à voter, dimanche 17 juin, pour François Simon à qui il appartient maintenant de rassembler la majorité la plus large possible autour du projet présidentiel.» C’est donc l’ancien maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui suite à cette primaire à gauche, est arrivé en tête des suffrages avec 35,14%. Un score qui ne permet objectivement pas de voir la «vie en rose» pour dimanche prochain. Le pari s’annonce difficile pour un candidat UMP qui a une réserve de voix paraissant insuffisante… Mais là aussi le «finish» sera sans doute passionnant. Au-delà de toutes ces analyses chiffrées, une question me vient à l’esprit : Est-il encore nécessaire de faire campagne à l’ancienne ? J’ose poser la question. Les tractages, marchés, porte-à-porte… Pour quel résultat au final ? Regardez le cas d’Elisabeth Pouchelon à l’UMP. La conseillère régionale était en campagne depuis le mois d’Octobre sur la neuvième circonscription, en ayant travaillé des réseaux en amont. Dimanche soir elle «scorait» à 20,68%. Si on compare ce résultat à celui de la circonscription voisine, la 7e, où Corinne Viansson-Ponte (elle aussi UMP), qui est entrée tard en campagne, n’a pas de passé politique et a eu du mal à exister médiatiquement, réalise un score de 21,32 % … Eh bien cela prouve bien que le travail de terrain pour un scrutin à l’enjeu national (c’est en tout cas le constat de l’électeur) ne sert à rien ! Je ne suis pas dur, je constate. Il va falloir réinventer la manière de faire campagne.

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.