Pourquoi PDB ne l’ « ouvre » plus ?

Il a connu une ascension aussi rapide que médiatisé. Lui c’est Philippe Douste-Blazy. Mais où est-il ? Wanted PDB ! Depuis sa conquête de Lourdes en 1989, tout lui réussissait. Du pied des Pyrénées, dans la capitale française des « cathos », ce cardiologue brillant avait su se bâtir une carrière politique dont il espérait sans doute plus … Elu député et proclamé en « express » chouchou de la « Chiraquie » en valsant d’un ministère à l’autre (Santé, Culture), rien ne l’avait arrêté et certainement pas son passage de Lourdes à Toulouse, de la grotte … Au Capitole. Le début de la fin ? Sans doute, car c’est à ce moment précis que ses propres prédictions ont cessé de se réaliser. Il quitte la mairie de Toulouse en 2004 (favorisant l’intronisation du dauphin surprise Jean-Luc Moudenc) pour prendre en charge un grand ministère associant la santé et la protection sociale. Et très vite « les yeux furent plus gros que le ventre », l’ambition démesurée … PDB voulait Matignon ! Pour ne pas dire plus … Mais De Villepin aura les faveurs du roi et le Quai d’Orsay tentera de le consoler. Pire, son ennemi intime Sarkozy accèdera ensuite à l’Elysée l’entraînant dans une traversée du désert… et à l’ONU.

A la recherche du Dr Douste-Blazy

Revenu un temps en soutien du grand perdant de la présidentielle, François Bayrou, PDB a depuis complètement disparu à l’heure ou son principal projet, le Cancéropôle toulousain, paraît en danger. Devenu Oncopôle, et basé sur le site d’AZF, ce concept articulé autour de la recherche contre le cancer, mélangeant habilement secteur public et privé, était censé amener la vie là ou la cité de Nougaro avait connu la mort. Or, Sanofi était ô combien partie prenante du projet lancé par Douste-Blazy alors maire. Pourtant, aujourd’hui, le conseil d’administration du géant pharmaceutique souhaite, ou pas, faire machine arrière, et pourrait mettre en danger le devenir dudit Oncopôle via une attitude non lisible vis-à-vis des salariés. D’ailleurs les syndicats critiquent ouvertement l’attitude du ministre Montebourg, coupable selon eux d’un coup de com’ sur leur dos. Malgré tout cela PDB ne réagit toujours pas publiquement, et ce silence interpelle d’autant plus que nous avions pu constater durant le montage du projet sa proximité avec les laboratoires. Serait-il  mal à l’aise pour intervenir ? Certainement, et même si en toute discrétion il a adressé (en tant que président de la fondation InNaBioSanté) au directeur général de Sanofi, Christopher Viehbacher, un parchemin plein d’inquiétude pour son bébé Cancéropôle : «La fondation, comme les autres partenaires, sait combien Sanofi est un rouage essentiel de l’Oncopôle dont toute moindre implication de la R&D dans ce projet serait un lourd handicap pour ce dernier.» Certaines rumeurs annoncent Pierre Fabre prêt à formuler des offres pour reprendre certaines activités de Sanofi à Toulouse. Info ou intox ? PDB en sait plus que nous sur les volontés à venir de Sanofi et de Pierre Fabre, c’est certain ! Il doit la vérité, non ? Son silence est étrangement assourdissant à un moment ou le projet qu’il a lui-même initié a besoin de lui … Un docteur qui n’est pas au chevet de son patient, bizarre vous avez dit bizarre ?



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.