Où est le patron ?

Thomas Simonian

Bon allez… Je sais que la réponse s’est faite attendre, suite à mon post de la semaine dernière. C’est donc le maire de Balma, Alain Fillola, qui a décidé de ne pas se mettre aux côtés de François Simon lors de ce fameux dîner républicain à Saint-Gaudens. Il faut tout de même signaler que la présence de l’élu régional écologiste pouvait paraître pour le moins inopportune, dans une soirée clairement annoncée comme soutien à François Hollande.

… Mais cette semaine, je vais changer et partir en face… Car si la gauche haut-garonnaise a ses guerres d’égo clairement appuyées, la droite de notre département se cherche encore. Depuis le départ de Dominique Baudis, et le départ soudain de Philippe Douste-Blazy, elle ne compte pas encore dans ses rangs le leader qui puisse créer les conditions d’un rassemblement autour de lui. C’est pourtant à ce prix, que la reconquête notamment du Capitole sera possible. L’ancien maire Jean-Luc Moudenc (installé en son temps par Philippe Douste-Blazy, au mépris des engagements historiques de Jean-Diebold, Françoise de Veyrinas et Serge Didier) a fait le choix de partir à l’assaut de la troisième circonscription qu’il a lui-même «découpée». S’il remporte cette élection législative, il s’imposera alors de fait comme le «légitime» pour Toulouse… S’il perd, les jeux seront alors ouverts et complexes. Il pourrait être fragilisé par sa meilleure ennemie Christine de Veyrac, qui n’a jamais été aussi présente sur le terrain, ou par François Chollet, dont l’image consensuelle «colle» à la sociologie plutôt centriste de l’opposition toulousaine (Dominique Baudis a usé avec réussite de ce positionnement politique). D’autres voix, plutôt proches du sénateur-maire de Revel Alain Chatillon, prônent la préparation de l’arrivée d’un extérieur qui pourrait «mettre tout le monde d’accord.» Si tous ces bruits perdurent, c’est que le patron n’est pas encore apparu… Après les législatives, la droite et le centre de notre ville vont devoir se réunir autour de la table. Et envisager un calendrier pour définir les modalités de désignation d’une tête de liste aux municipales. Et vite ! Car une campagne municipale ne se gagne pas quelques mois avant… Je dis ça, je dis rien.



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