Mal à l’aise

Il y a des moments où la vie politique se doit de s’arrêter. L’hommage national qui a été rendu dimanche dernier aux victimes de Mohamed Merah sur notre square De Gaulle est de ceux-là. Pierre Cohen et François Hollande y ont tenu des discours dignes, humbles et ouverts… Ils étaient dans leurs rôles, dans les bons habits. En revanche, j’avoue avoir ressenti un certain malaise durant la marche blanche qui est partie de la place St Etienne en direction de la mairie. Certes, les familles étaient devant, accompagnées de toutes les autorités religieuses… comme le symbole d’une unité réelle face à la haine, le terrorisme et l’antisémitisme. Pourtant, à leurs côtés, que dire de nos politiques ? J’y ai vu une volonté manifeste pour certains d’être sur la bonne photo. J’y ai vu des élus jouer de l’épaule, viser les objectifs et les caméras… Durant tout le parcours, il y a eu une succession d’arrêts pour permettre aux photographes de trouver la bonne pause. Oui un malaise, un vrai, m’a gagné. Les élus ont clairement été rattrapés par leurs ambitions respectives. Il fallait y être… La dignité est une vertu qui doit être portée par nos élus, or le vrai et bel hommage aurait été sans doute de laisser le pavé aux seules familles, aux seuls responsables religieux, réunis autour de l’édile nous représentant. Il y a donc des moments où la vie politique doit s’arrêter, et il y a des moments où le politique doit savoir s’effacer. C’est mon avis et je le partage.



2 COMMENTAIRES SUR Mal à l’aise

  1. Rémi dit :

    Les élus de la République derrière les religieux? Belle vision de la laïcité!

  2. Patrick Aubin dit :

    Oui, Thomas, la politique a aujourd’hui a sombré dans le clientèlisme et l’affairisme. Ce monde est pourri de l’intérieur et a totalement bafouer l’esprit des droits de l’homme et du citoyen.

    L’homme politique fait carrière ce qui est déjà scandaleux! En dehors des dictatures, c’est le seul pays au monde à permettre de telles longévités… et l’achat de votes communautaires pour se maintenir dans la fonction (que ce soit par ce type de présence ou bien par l’utilisation de l’argent des autres, celui qui est appelé public mais qui est en fait spolié aux citoyens) est aujourd’hui un dévoiement scandaleux de la démocratie.

    Parader leur permet de jouer sur l’émotion. Mais il ne faut pas oublier que cette violence est issue de la société qu’ils administrent. Ce sont des pompiers pyromanes et qui plus est n’ont aucune pudeur !!!

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