Les jeunes échauffent les esprits

Et si les jeunes politiques toulousains mettaient fin à l’aseptisation prononcée de la pratique de leurs aînés ? La question est posée. La semaine dernière le JT avait décidé de mettre face à face Vincent Gibert du MJS et Guillaume Brouquières des Jeunes Populaires… Enfin les jeunes prenaient le pouvoir ! Nous avons enfin pu constater que les élus en place n’ont qu’à bien se tenir, et que les jeunes pousses n’ont pas leur langue dans la poche. Dans un monde politique où le cumul des mandats reste roi (Mr Hollande, mettez fin à cette aberration du système svp !), et où la retraite n’est qu’une oubliée, il est temps de rajeunir les têtes. Et si la sortie de crise était là ? Dans une nouvelle manière d’appréhender la chose publique. Ils n’ont pas peur de débattre, n’ont pas peur de se confronter, et usent, je trouve le plus souvent à bon escient, des réseaux sociaux pour promouvoir leurs bonnes paroles… Alors que le JT diffusait et publiait ce débat entre jeunes, Facebook et Twitter prolongeaient la discussion avec cette fois-ci Rémi Vincent, jeune cadre du Front de Gauche et chroniqueur du JT, qui ripostait avec provocation : « Tandis que ces deux-là, Vincent Gibert (PS) et Guillaume Brouquières (UMP) se passionnent sur les cotes de popularité de leurs champions, sur leurs élections internes et sur les prochaines municipales, on attend toujours du débat sur le fond… à moins que ? » La réponse des intéressés ne tarda pas à arriver sur le profil du JT : « Quelle manque d’humilité et de dignité dans ce billet. Je reconnais là l’arrogance de ton chef » a riposté Vincent Gibert. « La condescendance et le mépris est souvent la réaction d’une personne en manque d’arguments et de reconnaissance » a renchéri Guillaume Brouquières. Alors oui, on peut avoir légitimement avoir l’impression d’être sur un ring. Mais non, nous sommes là dans l’affirmation d’une jeunesse politique qui marque son territoire, et qui prend date… C’est sans doute pour ça que votre hebdo aime mettre en avant la jeune garde. Et ce n’est que le début ! Mais la fougue de la jeunesse fait toujours commettre des erreurs… Reconnaissons-le, les « Jeunes Populaires » ont commis une bourde ce week-end en diffusant une illustration indiquant « Tu ne seras pas une pédale mon fils. » Guillaume Brouquières a depuis reconnu le dérapage, sans pour autant courber l’échine : « C’était une maladresse. Mais pas une erreur. » Dans le même temps, François-Charles Berthois, jeune UDI, signait une tribune pro-mariage pour tous dans le JT, « Il s’agit simplement d’accorder à notre voisin les mêmes droits que nous», et le jeune Pop’ Yoann Rault-Wita, chroniqueur maison lui-aussi, incitait au militantisme dans sa chronique hebdo. A gauche, à droite ou au centre, les jeunes ont du caractère. Cool, non ?



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