Les grandes manœuvres à la lumière et la jeune garde en attente

Il faut un temps, bien heureusement révolu, où les politiques manœuvraient en catimini… En 2013, difficile pour les leaders nationaux comme locaux de camoufler telle ou telle rencontre, tel ou tel propos etc. Il n’y a pas si longtemps encore, seules les têtes d’affiche étaient présentes dans les médias. Aujourd’hui, par la force de la toile et des réseaux sociaux, chacun à grande ou petite échelle communique, et chaque parole se donne de l’importance. Plus rien n’est contrôlable,  plus personne n’est maîtrisable… C’est donc l’exercice politique qui s’en retrouve profondément modifié. Nous le constatons dans cette période de pré-campagne municipale où tout le monde se bouscule pour se faire une place au Capitole (comme si d’ailleurs les autres scrutins de 2014 n’existaient pas). Le plus insignifiant de chaque camp y va de son tweet ou de son message facebook, avec pour conséquence directe une transparence quasi-totale dans le déroulé de la période vécue… La moindre réunion, privée ou pas d’ailleurs, se retrouve en photo de manière instantanée sur le web, et la moindre indiscrétion n’en devient plus une à la vitesse de la lumière. Charge à nous, médias locaux d’amplifier ou pas, telle ou telle information. Cette nouvelle approche du débat public devrait favoriser les jeunes loups, or le constat est pourtant bien sans appel : La nouvelle génération politique locale a bien du mal à se frayer un chemin.

Nous vous l’avions dit

La une du JT de cette semaine a fait du bruit : « On prend les mêmes et on recommence ! La droite toulousaine n’a pas retenu les leçons du passé. » Nous pensons sérieusement que nous sommes dans le vrai, et qu’il est temps pour cette droite locale d’opérer une mue nécessaire. La gauche locale avait su en 2008 tirer les leçons des élections perdues dans le passé, et une nouvelle vague, de nouveaux visages avaient accompagné Pierre Cohen dans cette conquête. En face, Jean-Luc Moudenc avait reconduit les mêmes sur sa liste, des historiques, et cela lui a sans doute alors coûté le Capitole… Rassurez-vous, les mêmes sont toujours là ! Prisonniers d’un secteur géographique (sic) situé entre les Carmes et le Busca, cette génération « Baudis » doit passer la main. Les nouveaux talents politiques de la ville rose, vierges des rancœurs d’un passé sanglant, sont pourtant déjà dans la place ; ils n’attendent que la fin d’une histoire. L’électeur aussi.



UN COMMENTAIRE SUR Les grandes manœuvres à la lumière et la jeune garde en attente

  1. Alain MILA dit :

    C’est un bel exercice de démocratie finalement que tout un chacun puisse faire valoir ses “positions” au sens propre des idée et au sens des mandats électifs, et que tout le monde le sache, par le biais effectivement des réseaux dits sociaux tels que Facebook et autres sites internet.
    Votre article, et comme souvent, pour ne pas dire toujours pertinent mon Cher Thomas.
    Chacun doit pouvoir s’y reconnaître et je ne fais pas exception, pour avoir “posté” avec mes amis après une journée de tempo politique la semaine dernière multitude de photos et de commentaires sur le net, pouvant dévoiler tel ou tel “like”.
    La politique finalement n’est autre qu’une science en quête du modèle idéal…
    D’ailleurs du grec “polis” ce n’est autre que l’art et/ou la manière d’organiser le pouvoir..
    Des mois philosophiques s’annoncent… et vive la démocratie, que le meilleur gagne…

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